Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /Oct /2009 14:34


Agriculture :
650 millions d'euros d'aide et 1 milliard de prêts

- Nicolas Sarkozy dévoilant mardi à Poligny (Jura) une série de mesures d'urgence pour l'agriculture. - AFP -

Nicolas Sarkozy dévoilant mardi à Poligny (Jura) une série de mesures d'urgence pour l'agriculture.

© AFP

Le chef de l'Etat promet un plan "sans précédent" pour l'agriculture en crise "exceptionnelle", "avant fin 2009"

Le plan présenté à Poligny, petite ville du Jura considérée comme la "capitale" du comté, prévoit 650 millions d'euros de "soutien exceptionnel de l'Etat" et un milliard d'euros de prêts bonifiés destinés à une agriculture en crise "exceptionnelle".

Ce plan de soutien sera "engagé dans son intégralité avant fin 2009", a dit Nicolas Sarkozy.

"Toutes les filières agricoles sont aujourd'hui touchées par une baisse de revenus", a déclaré Nicolas Sarkozy. En 2008, les revenus des agriculteurs avaient déjà connu une baisse de 20%.

"Nous avons choisi de maîtriser la crise"
Dans un discours de soutien à l'agriculture, le chef de l'Etat a  évoqué mardi une "crise sans précédent". "Aucun secteur n'est épargné, aucune région n'est épargnée. Cette crise touche donc le coeur de notre société", a-t-il assuré.

Selon lui cette crise "impacte le premier secteur" d'activité du pays "avec un chiffre d'affaires de 163 milliards d'euros, loin devant le secteur industriel". "Elle touche 1,6 million d'actifs, 3,6 millions de retraités sur  l'ensemble", a-t-il ajouté.

"La crise il faut la maîtriser ou la subir. Nous avons choisi de la  maîtriser. Je refuse que l'agriculture française soit emportée par la crise", a ajouté le chef de l'Etat. "Il n'est pas question que la France laisse tomber son agriculture", a-t-il insisté.

"La terre fait partie de l'identité nationale française", a assuré Nicolas Sarkozy évoquant le "rapport singulier" que les Français entretiennent avec elle.

Le chef de l'Etat a également annoncé à Poligny qu'il avait décidé "d'exonérer la totalité des charges  patronales dues à la Mutualité sociale agricole pour les travailleurs  saisonniers", afin de réduire l'écart du coût de la main d'oeuvre avec les  autres pays d'Europe.

La FNSEA réclame un "énorme effort" aux banques
Le plan de soutien du gouvernement pour la filière agricole doit se doubler d'un "énorme effort" des banques pour fournir un milliard d'euros de trésorerie aux exploitations en difficulté, a déclaré mardi le président de la FNSEA, Jean-Michel Lemétayer.

La FNSEA, premier syndicat agricole français, souhaite quelque deux milliards d'euros d'aides. "Nous réclamons l'effort des banques, il y a besoin de trésorerie dans les exploitations, mais ausi l'effort de l'Etat parce qu'il faut absolument alléger les charges", a expliqué Jean-Michel Lemétayer sur LCI.

Aux banques, il demande un milliard d'euros avec prise en charge des intérêts par l'Etat pendant cinq ans.
"Ce n'est possible que si l'Etat prend en charge les intérêts, sinon, les producteurs me disent: 'on va pas ré-emprunter pour emprunter' (...) On a besoin d'un énorme effort donc les banques doivent faire leur travail et l'Etat doit comprendre qu'il lui faut prendre en charge les intérêts", a-t-il fait valoir.

M. Lemétayer a répété son souhait de voir le gouvernement alléger le coût du travail ainsi que certaines taxes comme celle sur le foncier non bâti. "On n'a pas le droit de laisser sur le bas côté de la route des producteurs qui sont dans le désespoir parce que les prix sont déprimés", a-t-il ajouté.

"Un plan massif" et non pas des "rustines"
Le Premier ministre, François Fillon, a indiqué la semaine passée qu'il s'agirait d'un "plan massif" et non pas "de rustines pour simplement passer des moments difficiles".

Cette quatrième intervention de Nicolas Sarkozy depuis son arrivée à l'Elysée sur le thème du monde rural, qui vote traditionnellement à droite, intervient au moment où il traverse une crise présentée comme la plus grave depuis 30 ans.

La récente grève du lait observée par de nombreux exploitants pour protester contre la faiblesse des cours a illustré l'ampleur du mécontentement.

François Fillon a assuré que le plan serait "aussi important, aussi stratégique que celui qu'on vient de décider pour les petites et moyennes entreprises avec un certain nombre de mesures qui en seront proches". Il a précisé que les mesures d'urgence incluraient des aides en trésorerie voire même jusqu'à la prise en charge des cotisations sociales et des intérêts d'emprunts des agriculteurs les plus touchés.

Pour le moyen terme, la FNSEA veut que la France se batte au niveau européen pour plus de régulation sur les marchés agricoles comme elle le fait actuellement sur le marché du lait.

Dans son interview au Figaro, Nicolas Sarkozy avait indiqué qu'il fallait "porter une nouvelle régulation agricole qui considérera les agriculteurs comme des entrepreneurs, qui ne craindra pas la préférence communautaire et qui assurera la sécurité alimentaire des consommateurs européens, et qui enfin garantira aux agriculteurs un juste prix de leur travail".

Le coût onéreux du travail agricole en France
En attendant, il devrait aussi évoquer mardi la question du coût du travail, qui représente la moitié du prix de revient dans une filière comme les fruits et légumes, ce qui handicape les acteurs français par rapport à leurs concurrents étrangers, au premier rang les Espagnols.

M. Lemétayer a répété son souhait de voir le gouvernement alléger ce coût ainsi que certaines taxes comme celle sur le foncier non bâti. "On n'a pas le droit de laisser sur le bas côté de la route des producteurs qui sont dans le désespoir parce que les prix sont déprimés", a-t-il ajouté.

Le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire, qui sera présent à Poligny, avait indiqué cet été qu'il était prêt à étudier une baisse des charges avec l'objectif de la mettre en oeuvre en 2010.
27/10/2009 Info France 3

Par Doc - Publié dans : Actualités - Communauté : Infos en tout genre
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Délire d 'un Français

Heureux qui comme Ulysse pouvait se soigner en France.
Notre système de santé était sans doute le meilleur au monde, à l' époque nous soignions nos patients .
Soigner a certes un coût, la santé n' est ce pas ce qu' on a de plus cher au monde, oui soigner coûte cher.

 L' on parle de centenaires par dizaines de milliers dans les années à venir, à quoi cela sert il d' être centenaire et impotent, si l'on nous ne donne pas les moyens de le soigner correctement.

 Notre nouveau système de santé a un nouvel objectif : SOIGNER LA SANTE COMPTABLE DE LA SECURITE SOCIALE ET DE NOS BANQUES.
Le chômage provoque un manque de cotisations sociales à la Caisse, et les malheureux retraités qui ont travaillé
 et les cotiseurs qui travaillent, trinquent par la solidarité active et passive.
 Des fois, j' ai l' impression qu' il faut travailler plus pour partir ( crever) plus vite, car vieillir coûte très cher.

La France doit être le seul pays au monde, où l' on a un système de santé pour tous, les travailleurs et les non travailleurs.
 Ne pas travailler, permet de percevoir la CMU ( Couverture Maladie Universelle ) super idée pour les gens précaires , MAIS comme trop de social, tue le social, les CMU commencent à se développer comme une infection, qui une fois généralisée ou métastasée devient très difficile à soigner.

Quand les grandes entreprises font ou faisaient des milliards d'Euros de bénéfices annuels, une ponction minime sur leur bénéfice au profit de la CNAM , n' aurait pas ruiné leurs actionnaires.

Les médecins ont des objectifs fixés ( Anxiolytiques , IJ, Statines, Antibiotiques ..)  par la CNAM ( sécurité sociale), dictés par la HAS ( Haute Autorité de Santé = filiale de la Sécu) qui arrange bien les affaires de la Secu.

Maintenant , nous soignons en priorité la santé comptable.


Dr Dorffer Patrick 21-10-2008
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