Partager l'article ! Agriculture: 1,650 Millions € par l'Etat en aide et prêt: Agriculture : 650 millions d'euros d'aide et 1 milliard de prêts ...
Forêt de Haguenau
Le Doc de Haguenau vous souhaite la bienvenue,
régalez vous, bloguez avec humour, surfez et buzzez dans la rubrique Catégories,
vous y trouverez des infos en tout genre à la sauce humour.
Cliquez sur " Retour à l'accueil " pour découvrir le blog ou la homepage.
Nicolas Sarkozy dévoilant mardi à Poligny (Jura) une série de mesures d'urgence pour l'agriculture.
© AFP
Le plan présenté à Poligny, petite ville du Jura considérée comme la "capitale" du comté, prévoit 650 millions d'euros de "soutien exceptionnel de
l'Etat" et un milliard d'euros de prêts bonifiés destinés à une agriculture en crise "exceptionnelle".
Ce plan de soutien sera "engagé dans son intégralité avant fin 2009", a dit Nicolas Sarkozy.
"Toutes les filières agricoles sont aujourd'hui touchées par une baisse de revenus", a déclaré Nicolas Sarkozy. En 2008, les revenus des
agriculteurs avaient déjà connu une baisse de 20%.
"Nous avons choisi de maîtriser la crise"
Dans un discours de soutien à
l'agriculture, le chef de l'Etat a évoqué mardi une "crise sans précédent". "Aucun secteur n'est épargné, aucune région n'est épargnée. Cette crise touche donc le coeur de notre
société", a-t-il assuré.
Selon lui cette crise "impacte le premier secteur" d'activité du pays "avec un chiffre d'affaires de 163 milliards d'euros, loin devant le secteur industriel". "Elle touche 1,6
million d'actifs, 3,6 millions de retraités sur l'ensemble", a-t-il ajouté.
"La crise il faut la maîtriser ou la subir. Nous avons choisi de la maîtriser. Je refuse que l'agriculture française soit emportée par la crise", a ajouté le chef de l'Etat. "Il
n'est pas question que la France laisse tomber son agriculture", a-t-il insisté.
"La terre fait partie de l'identité nationale française", a assuré Nicolas Sarkozy évoquant le "rapport singulier" que les Français entretiennent avec elle.
Le chef de l'Etat a également annoncé à Poligny qu'il avait décidé "d'exonérer la totalité des charges patronales dues à la Mutualité sociale agricole pour les travailleurs
saisonniers", afin de réduire l'écart du coût de la main d'oeuvre avec les autres pays d'Europe.
La FNSEA réclame un "énorme effort" aux banques
Le plan de soutien du gouvernement
pour la filière agricole doit se doubler d'un "énorme effort" des banques pour fournir un milliard d'euros de trésorerie aux exploitations en
difficulté, a déclaré mardi le président de la FNSEA, Jean-Michel Lemétayer.
La FNSEA, premier syndicat agricole français, souhaite quelque deux milliards d'euros d'aides. "Nous réclamons l'effort des banques, il y a besoin de trésorerie dans les exploitations, mais
ausi l'effort de l'Etat parce qu'il faut absolument alléger les charges", a expliqué Jean-Michel Lemétayer sur LCI.
Aux banques, il demande un milliard d'euros avec prise en charge des intérêts par l'Etat pendant cinq ans.
"Ce n'est possible que si
l'Etat prend en charge les intérêts, sinon, les producteurs me disent: 'on va pas ré-emprunter pour emprunter' (...) On a besoin d'un énorme effort donc les banques doivent faire leur travail
et l'Etat doit comprendre qu'il lui faut prendre en charge les intérêts", a-t-il fait valoir.
M. Lemétayer a répété son souhait de voir le gouvernement alléger le coût du travail ainsi que certaines taxes comme celle sur le foncier non bâti. "On n'a pas le droit de laisser sur le bas
côté de la route des producteurs qui sont dans le désespoir parce que les prix sont déprimés", a-t-il ajouté.
"Un plan massif" et non pas des "rustines"
Le Premier ministre, François Fillon, a indiqué la semaine passée qu'il s'agirait d'un "plan massif" et non pas "de rustines pour simplement passer des moments difficiles".
Cette quatrième intervention de Nicolas Sarkozy depuis son arrivée à l'Elysée sur le thème du monde rural, qui vote traditionnellement à droite, intervient au moment où il traverse une crise
présentée comme la plus grave depuis 30 ans.
La récente grève du lait observée par de nombreux exploitants pour protester contre la faiblesse des cours a illustré l'ampleur du mécontentement.
François Fillon a assuré que le plan serait "aussi important, aussi stratégique que celui qu'on vient de décider pour les petites et moyennes entreprises avec un certain nombre de mesures qui
en seront proches". Il a précisé que les mesures d'urgence incluraient des aides en trésorerie voire même jusqu'à la prise en charge des cotisations sociales et des intérêts d'emprunts des
agriculteurs les plus touchés.
Pour le moyen terme, la FNSEA veut que la France se batte au niveau européen pour plus de régulation sur les marchés agricoles comme elle le fait actuellement sur le marché du lait.
Dans son interview au Figaro, Nicolas Sarkozy avait indiqué qu'il fallait "porter une nouvelle régulation agricole qui considérera les agriculteurs comme des entrepreneurs, qui ne craindra pas
la préférence communautaire et qui assurera la sécurité alimentaire des consommateurs européens, et qui enfin garantira aux agriculteurs un juste prix de leur travail".
Le coût onéreux du travail agricole en France
En attendant, il devrait aussi évoquer mardi la question du coût du travail, qui représente la moitié du prix de revient dans une filière comme les fruits et légumes, ce qui handicape les
acteurs français par rapport à leurs concurrents étrangers, au premier rang les Espagnols.
M. Lemétayer a répété son souhait de voir le gouvernement alléger ce coût ainsi que certaines taxes comme celle sur le foncier non bâti. "On n'a pas le droit de laisser sur le bas côté de la
route des producteurs qui sont dans le désespoir parce que les prix sont déprimés", a-t-il ajouté.
Le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire, qui sera présent à Poligny, avait indiqué cet été qu'il était prêt à étudier une baisse des charges avec l'objectif de la mettre en oeuvre en
2010.
27/10/2009 Info France 3