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Forêt de Haguenau
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L’explosion des jeux sur Internet a multiplié les consultations en
addictologie
C’est ce que constate L’Humanité, qui note sur une double page que
« l’Assemblée étudie aujourd’hui ( 07/10/2009) la fin du monopole de la Française des jeux et du PMU sur Internet
».
Le journal parle de « libéralisation très idéologique, aux répercussions mal calculées », et estime que « l’ouverture des jeux d’argent en ligne donnerait un coup de fouet, y compris financier, à la lutte contre les addictions ».
« Les 600 000 Français accros pathologiques aux paris sportifs, y compris des mineurs, apprécieront sûrement de voir fleurir de nouveaux sites de paris »,
remarque le quotidien.
L’Humanité rend compte de la visite du ministre du Budget, Eric Woerth, hier à l’hôpital Marmottan à Paris, « référence en la matière ».
« Une manière de faire savoir que le gouvernement est vigilant sur le volet «santé» du dossier », observe le journal.
Libération consacre pour sa part 3 pages au sujet, notant que « l’addiction entre à la maison
».
Le journal livre le témoignage d’accros aux jeux, et interroge Marc Valleur, psychiatre et médecin-chef au centre médical de Marmottan.
Le spécialiste remarque qu’« on peut affirmer que l’Internet aggrave les addictions
traditionnelles. […] En migrant sur l’Internet, le jeu d’argent constitue un très fort facteur d’addictivité supplémentaire ».
Le Dr Valleur précise toutefois : « Attention à ne pas faire d’amalgames en glosant sur le
«cyberdépendance», concept à la mode mais trop flou pour que l’on puisse en donner un sens précis ».
Le psychiatre rappelle en outre que « pendant longtemps l’Etat,
financé de manière non négligeable par les recettes du jeu, s’est complètement moqué du problème de l’addiction. Il a fallu attendre 2006 pour voir la création du Cojer, le comité du jeu
responsable ».
De son côté, La Croix publie un entretien avec le Pr Jean Adès, responsable d’une consultation spécialisée sur le jeu pathologique à l’hôpital Louis-Mourier de Colombes, dans les
Hauts-de-Seine.
Le praticien remarque que « les jeux sont un moyen d’échapper à des réalités difficiles », et estime que « la démarche adoptée [par le projet de loi], qui consiste à autoriser en encadrant, est
la bonne, car la prohibition n’est jamais efficace avec les addictions ».
Laurent Frichet Tsavopresse 7/10/2009