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Découverte d'un gène clé impliqué dans les
cancers
Sandrine Cabut annonce dans Le Figaro que des chercheurs britanniques de l'université de Cambridge « espèrent avoir
découvert un gène impliqué dans la moitié des cancers du sein, et dans probablement bien d'autres tumeurs malignes ».
La journaliste relate ainsi des travaux parus dans Oncogene : « En comparant des cellules provenant de cancers du sein à des cellules mammaires normales, le Pr Paul Edwards et son équipe ont mis
en évidence un taux très faible, voire nul, de l'expression d'un gène, baptisé NRG1 (neuréguline 1), dans les cellules tumorales », alors que « les tissus non cancéreux, eux, expriment ce gène
situé sur le chromosome 8 ».
Sandrine Cabut indique que selon ces chercheurs, « normalement, le NRG1 est un puissant gène suppresseur de tumeur. […] Inversement, un défaut du fonctionnement ou
une absence totale de ce gardien de l'intégrité du génome, acquise au cours de la vie, augmente singulièrement la survenue de cancers ».
Paul Edwards a ainsi déclaré : « Je crois que le NRG1 pourrait être la plus importante découverte en 20 ans d'un gène suppresseur de tumeur, car elle nous donne des informations vitales sur un
nouveau mécanisme causant le cancer du sein ».
Sandrine Cabut remarque cependant que « s'ils saluent le sérieux de la publication britannique, les spécialistes français restent prudents ».
La journaliste cite notamment Daniel Birnbaum, du centre de recherche en cancérologie de Marseille, qui note que « c'est une belle étude, mais il n'y a pas encore la preuve définitive qu'un
défaut du gène NRG1 est responsable de cancers. Il faudra le vérifier sur des modèles animaux ».
Sandrine Cabut rappelle en outre que « tous les gènes intervenant dans les tumeurs mammaires, qui sont en fait très hétérogènes, sont loin d'être parfaitement connus. Une équipe en a recensé 70,
qui font actuellement l'objet d'une étude chez 6 000 patientes en Europe ».
Laurent Frichet Tsavopresse 7/10/2009