Partager l'article ! Cancer de la prostate : Dépistage conseillé: Cancer de la prostate : faut-il se faire dépister ? C'est u ...
Forêt de Haguenau
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C'est un peu le même problème qu'avec le cancer du sein, à ceci près que celui de la prostate évolue beaucoup plus lentement: faut-il faire le maximum pour le
repérer le plus tôt possible, quitte à «embêter» des hommes qui auraient pu vivre sans souci de santé pendant de nombreuses années ? A cette question, les urologues répondent par l'affirmative.
Des études sont en cours pour valider leur conseil, mais les spécialistes de l'Association française d'urologie sont convaincus que le jeu en vaut la chandelle. Car il arrive que ce cancer se
développe plus vite ou débute plus tôt. Or, plus vite on le découvre, mieux on peut le soigner. Qui plus est avec des traitements qui permettent ensuite une vie sexuelle satisfaisante.
Toucher rectal et prise de sang nécessaires
Le dosage d'une enzyme prostatique (PSA) qui augmente en cas de cancer est utile, mais pas suffisant. Car 10% des lésions
cancéreuses s'accompagnent d'un PSA normal.
Un bon dépistage comprend donc un toucher rectal et une prise de sang. Un taux supérieur à 4 ng/ml nécessite d'autres examens. Mais plus que le résultat, c'est la progression qui compte: un PSA
qui passe de 1 à 3,2 ng/ml est a priori plus inquiétant qu'un PSA qui évolue de 3,9 à 4 ng/ml. Un taux qui reste inférieur à 1 ng/ml plusieurs années de suite est donc très rassurant.
Les hommes dont deux proches parents ont souffert de ce cancer, et ceux d'origine africaine et antillaise ont un facteur de risque plus important, et doivent
donc se faire dépister dès 45 ans.
Des signes peuvent-ils alerter?
Des envies fréquentes d'uriner, des difficultés pour y parvenir, des douleurs osseuses récentes et inexplicables peuvent témoigner d'un cancer de la prostate.
Toutefois, ces signes ne permettent pas de détecter la maladie à un stade précoce, mais plutôt tardivement.
Topsanté 5/10/2009