Samedi 3 octobre 2009 6 03 /10 /2009 16:00

 

Référendum sur la Poste : les Français sont pour

- Consultation sur la Poste à Marseille - AFP/GERARD JULIEN -

Consultation sur la Poste à Marseille

© AFP/GERARD JULIEN

59% des Français souhaitent voir le gouvernement organiser un référendum sur l'avenir de La Poste

C'est ce qui ressort d'un sondage Ifop réalisé pour Sud Ouest Dimanche. Selon cette enquête, 41% des sondés sont au contraire hostiles à cette idée.

Sept sympathisants de gauche sur dix veulent un tel référendum (77%) contre 43% de droite. A noter: une part non négligeable des proches de l'UMP (41%) sont favorables à un référendum.

Ce sondage réalisé du 1er au 2 octobre auprès de 1.004 personnes intervient alors que la "votation citoyenne" sur l'avenir de la Poste ,  organisée par une soixantaine d'organisations, s'achève samedi. Cette consultation devrait  donner une idée de l'opposition au projet gouvernemental de transformation de  l'entreprise en société par actions, même si elle n'a pas de valeur juridique. Les résultats seront annoncés lundi.

Un référendum lancé dans toute la France par 62 partis de gauche, syndicats et associations
Lancée le 28 septembre dans toute la France par le Comité national contre la  privatisation de la Poste  (CNCPP), qui regroupe 62 partis de gauche, syndicats,  et associations, la consultation doit connaître son point d'orgue samedi, avec  une dernière journée de vote. Le public est appelé à répondre à une seule question: "Le gouvernement veut  changer le statut de La Poste  pour la privatiser, êtes-vous d'accord avec ce  projet?".

Martine Aubry a voté samedi
Martine Aubry votant à Lille (AFP/Denis Charlet)Plusieurs personnalités voterent samedi, dont Martine Aubry (PS) qui a dit "non" au projet à Lille,  Marie-George Buffet (PCF) en Seine-Saint-Denis, ou Bernard Thibault (CGT) à  Draveil (Essonne).

Besancenot : "c'est l'occasion de réclamer le référendum auquel on n'a pas droit"
Olivier Besancenot (NPA), qui  tient un bureau de vote devant La  Poste  de Château Rouge (Paris XVIIIe), a estimé que "le gouvernement n'a qu'à faire un référendum sur  le changement de statut de La Poste".    "L'idée est née à l'époque où Sarkozy parlait beaucoup de faire des  référendums populaires, et en l'occurence il n'en fait pas. C'est l'occasion de  réclamer le référendum auquel on n'a pas eu droit", a déclaré M. Besancenot,  venu à 8h30 tenir un point de vote devant le bureau de poste de son domicile  situé en face du quartier populaire de la Goutte d'Or à Paris XVIIIe.

 "Je sais que ça n'a pas de valeur juridique mais on a essayé de faire les  choses correctement, le gouvernement pourra vérifier, on a fait une liste  d'émargement avec nom, prénom et localité pour empêcher de voter deux fois",  a-t-il ajouté.

Une mobilisation importante
Au-delà du résultat, connu lundi et dont l'issue ne fait aucun doute, les  organisateurs insistent sur l'importance de la mobilisation, qui doit permettre  de demander au gouvernement un véritable référendum. "L'intérêt n'est pas le résultat. Les gens qui viennent voter, ils ont une  démarche volontaire, motivée, la plupart du temps pour marquer leur opposition à  la privatisation", reconnaît Régis Blanchot (Sud-PTT).

Alors que le comité tablait sur 2.000 points de vote, le chiffre a augmenté  au fil de la semaine pour atteindre 6.000 selon Razzi Hammadi (PS) : "Si nous  avions à l'origine un objectif d'un million de participations, aujourd'hui  l'objectif est de savoir de combien le million va être dépassé". "On ne sait pas combien il y a de lieux de vote, on n'arrête pas d'en  rentrer à tour de bras" sur le site internet (
www.appelpourlaposte.rezisti.org),  a ajouté Nicolas Galépidès (Sud-PTT).

Prudent, M. Blanchot table sur 4.000 points, énumérant "les urnes installées  dans les mairies PS, PCF, Verts, etc., devant les bureaux de poste  et sur les  marchés". Mais, selon lui, "la population s'est emparée du sujet, on ne maîtrise  plus". Ainsi, une dame a organisé elle-même dans son immeuble une votation,  appelant ensuite le comité pour savoir que faire des bulletins. A Vitry, un  bande de copains a fait la sortie des supermarchés avec une urne.

Des votations ont également eu lieu dans des gares, musées ou hôpitaux  jusqu'à la cantine de la Banque de France. Les organisateurs reconnaissent volontiers un écueil important : si chaque  votant émarge, impossible de vérifier s'il n'a pas déjà voté ailleurs.

Le gouvernement s'insurge contre "une question caricaturale" et a tenté d'interdire l'organisation du scrutin, via les préfets
Des membres du gouvernement ont aussi dénoncé, comme Eric Woerth (Budget),  une question "caricaturale", car la réforme ne privatise pas La Poste , mais la  transforme en société anonyme (SA) à capitaux publics. Avec une "question posée par M. Besancenot" et "les socialistes qui sont  chargés de dépouiller, j'émets de sérieux doutes sur la crédibilité et la  légitimité du scrutin", a ironisé Christian Estrosi (Industrie) sur RTL.

En Gironde, cinq communes se sont vues de facto interdire l'organisation du  scrutin suite à une assignation du préfet devant le tribunal administratif de  Bordeaux. "Nous passerons outre mais sans utiliser les moyens et le personnel de  la commune, avec des élus bénévoles et des urnes en carton", a précisé à l'AFP  le maire PS de Saint-Caprais, Philippe Plisson. En Isère, où le préfet avait aussi demandé l'annulation des consultations,  le tribunal administratif de Grenoble les a finalement autorisées, sauf dans un  cas à Crolles.

Le projet de loi transformant La Poste, établissement public, en société anonyme à capitaux publics, sera examiné cet automne au Parlement. Il prépare l'ouverture du marché postal à la concurrence en janvier 2001.


 
Le projet de loi sur la Poste

Voici les deux principaux volets du projet de loi sur La  Poste qui sera discuté au Parlement :

 

- PREMIER VOLET: transformation de La Poste en société anonyme à capitaux  publics, prévue pour début 2010. Le texte prévoit que "son capital est détenu par l'Etat ou d'autres  personnes morales appartenant au secteur public, à l'exception de la part du  capital pouvant être détenue au titre de l'actionnariat des personnels", qui ne  peut être que minoritaire. Selon le ministre chargé de l'Industrie Christian Estrosi, il sera "écri(t)  en toutes lettres dans le texte qu'à aucun moment des capitaux de fonds privés  n'entreront au capital de La Poste, y compris via la Caisse des dépôts".

La Poste reste ainsi "un groupe public qui remplit des missions d'intérêt  général". Ces missions sont au nombre de quatre: le service universel postal  (distribution du courrier six jours sur sept), la contribution à l'aménagement  du territoire à travers ses points de contact, le transport et la distribution  de la presse et l'accessibilité bancaire, à travers le livret A.

Un "fonds postal national de péréquation territoriale", auquel l'Etat  contribue à hauteur de 140 millions d'euros, finance la présence sur l'ensemble  de la France de La Poste, dont le nombre de "points de contact" (qui ne sont pas  forcément des bureaux de poste, mais peuvent être des épiceries, des  buralistes...) pourrait être garanti par la loi, avec un volume d'heures  d'ouverture minimum.

Les personnels fonctionnaires de La Poste gardent leur statut. La Poste peut procéder à "des augmentations de capital ou des cessions  d'actions", ainsi que des "attributions gratuites d'actions".Selon le projet de loi, les "statuts initiaux de La Poste" "pourront être  modifiés ensuite dans les conditions prévues pour les sociétés anonymes".

 

- SECOND VOLET: transposition de la directive européenne sur l'ouverture  totale à la concurrence du secteur postal en 2011.

Le texte stipule qu'"il est garanti à tous les usagers (de) disposer de  manière permanente et sur tout l'ensemble du territoire national des services  postaux répondant à des normes de qualité". Il fait de La Poste "le prestataire de service universel pour une durée de  quinze ans". Tous les cinq ans, le gouvernement remettra au Parlement un rapport  sur l'exécution par La Poste de cette mission. Cette dernière garantit aux citoyens "des tarifs abordables", encadrés par  l'Etat, et que "les envois postaux à l'unité sont proposés au même tarif sur  l'ensemble du territoire métropolitain" ainsi qu'outre-mer pour "la première  tranche de poids". Pour financer ce service universel, un "fonds de compensation" est alimenté  par l'ensemble des opérateurs postaux, au prorata de leur chiffre d'affaires.

3 octobre 2009 Info France 3
Par Doc - Publié dans : Actualités - Communauté : NO COMMENT et COMMENT
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Délire d 'un Français

Heureux qui comme Ulysse pouvait se soigner en France.
Notre système de santé était sans doute le meilleur au monde, à l' époque nous soignions nos patients .
Soigner a certes un coût, la santé n' est ce pas ce qu' on a de plus cher au monde, oui soigner coûte cher.

 L' on parle de centenaires par dizaines de milliers dans les années à venir, à quoi cela sert il d' être centenaire et impotent, si l'on nous ne donne pas les moyens de le soigner correctement.

 Notre nouveau système de santé a un nouvel objectif : SOIGNER LA SANTE COMPTABLE DE LA SECURITE SOCIALE ET DE NOS BANQUES.
Le chômage provoque un manque de cotisations sociales à la Caisse, et les malheureux retraités qui ont travaillé
 et les cotiseurs qui travaillent, trinquent par la solidarité active et passive.
 Des fois, j' ai l' impression qu' il faut travailler plus pour partir ( crever) plus vite, car vieillir coûte très cher.

La France doit être le seul pays au monde, où l' on a un système de santé pour tous, les travailleurs et les non travailleurs.
 Ne pas travailler, permet de percevoir la CMU ( Couverture Maladie Universelle ) super idée pour les gens précaires , MAIS comme trop de social, tue le social, les CMU commencent à se développer comme une infection, qui une fois généralisée ou métastasée devient très difficile à soigner.

Quand les grandes entreprises font ou faisaient des milliards d'Euros de bénéfices annuels, une ponction minime sur leur bénéfice au profit de la CNAM , n' aurait pas ruiné leurs actionnaires.

Les médecins ont des objectifs fixés ( Anxiolytiques , IJ, Statines, Antibiotiques ..)  par la CNAM ( sécurité sociale), dictés par la HAS ( Haute Autorité de Santé = filiale de la Sécu) qui arrange bien les affaires de la Secu.

Maintenant , nous soignons en priorité la santé comptable.


Dr Dorffer Patrick 21-10-2008

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