Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /2009 16:00

 

Le sachem de l'après-guerre froide

Le Conseil de l'Europe a fêté hier son 60e anniversaire avec comme invité d'honneur l'ancien dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev.

Mikhaïl Gorbatchev est de passage à Strasbourg pour la première fois depuis le 6 juillet 1989, date à laquelle son discours participa directement à la fin de la guerre froide entre le bloc atlantique et le bloc lié au Kremlin.
 En 1989, Gorbatchev était comme hier l'invité du Conseil de l'Europe à Strasbourg, ce qui souligne le rôle majeur et précurseur de cette institution dans le rapprochement entre l'ouest et l'est (*).
 Il y a vingt ans, Gorbatchev, n°1 de l'Union soviétique, était un des personnages centraux de la planète. L'époque était encore marquée par la bipolarité de Yalta mais le bloc soviétique était déjà en train de craquer. En mai 1989, la Hongrie avait ouvert sa frontière avec l'Autriche. En juin, les anticommunistes de Pologne, sous la houlette du syndicat Solidarnosc (Solidarité), avaient remporté une victoire historique aux législatives, jouant les pionniers dans un jeu de dominos promis à l'effondrement en cascade. En novembre 1989, le mur de Berlin s'ouvrait. Et à la fin de 1991, l'URSS implosait en une multiplicité d'Etats indépendants.
 Associé par les Russes à la fin peu glorieuse de l'URSS, Gorbatchev a toujours été mieux aimé à l'étranger que dans son pays.


Boudé par les Russes, il est un conférencier prisé à travers le monde

 Il a bien tenté une candidature à l'élection présidentielle russe de 1996, sans succès contre son adversaire Eltsine. Il a ensuite tenté de créer des partis politiques qui n'ont pas trouvé davantage d'audience auprès de ses compatriotes. C'est en mettant son image au service de la cause écologiste qu'il a oeuvré au cours de la dernière décennie.
 Aujourd'hui, à 78 ans, Gorbatchev fait partie, comme Bill Clinton, 63 ans, des conférenciers les plus demandés de la planète. C'est donc un honneur pour Strasbourg de le recevoir pendant ces deux jours. Hier, il a déjà commencé à jouer brillamment son rôle de vieux sachem de la politique, distribuant coups de griffes et satisfecits, ainsi qu'on le lira ci-dessous dans l'interview qu'il a donnée aux Dernières Nouvelles d'Alsace et à ARTE.
 Qu'on l'interroge sur la Russie de 2009 ou sur sa critique implicite, en 1989, de la sclérose qui paralysait l'Allemagne de l'est, Gorbatchev embraie au quart de tour. Il n'est plus aux affaires, c'est un retraité de la politique, mais ce recul lui donne tout loisir de réfléchir avec acuité au monde d'aujourd'hui.
 En habitué des interviews, il fait mine de s'offusquer de l'une ou l'autre question posée par les journalistes, mais c'est pour s'emparer aussitôt du sujet avec la gourmandise d'un vieux félin ravi qu'on lui offre une proie. Ses yeux brillent derrière ses lunettes et c'est un plaisir d'entendre s'exprimer le dernier dirigeant de cet étonnante et temporaire chimère politique que fut l'Union des Républiques socialistes soviétiques (1922-1991).

 

Dominique Jung DNA 2 octobre 2009

(*) Signe de l'évolution politique du continent, le Conseil de l'Europe comptait 23 Etats membres en 1989 ; il en a aujourd'hui 47. En 1989 il n'y avait pas encore de consul général de Russie parmi les diplomates en poste à Strasbourg.
Par Doc - Publié dans : News d' ALSACE - Communauté : Nouvelles d' ALSACE
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Délire d 'un Français

Heureux qui comme Ulysse pouvait se soigner en France.
Notre système de santé était sans doute le meilleur au monde, à l' époque nous soignions nos patients .
Soigner a certes un coût, la santé n' est ce pas ce qu' on a de plus cher au monde, oui soigner coûte cher.

 L' on parle de centenaires par dizaines de milliers dans les années à venir, à quoi cela sert il d' être centenaire et impotent, si l'on nous ne donne pas les moyens de le soigner correctement.

 Notre nouveau système de santé a un nouvel objectif : SOIGNER LA SANTE COMPTABLE DE LA SECURITE SOCIALE ET DE NOS BANQUES.
Le chômage provoque un manque de cotisations sociales à la Caisse, et les malheureux retraités qui ont travaillé
 et les cotiseurs qui travaillent, trinquent par la solidarité active et passive.
 Des fois, j' ai l' impression qu' il faut travailler plus pour partir ( crever) plus vite, car vieillir coûte très cher.

La France doit être le seul pays au monde, où l' on a un système de santé pour tous, les travailleurs et les non travailleurs.
 Ne pas travailler, permet de percevoir la CMU ( Couverture Maladie Universelle ) super idée pour les gens précaires , MAIS comme trop de social, tue le social, les CMU commencent à se développer comme une infection, qui une fois généralisée ou métastasée devient très difficile à soigner.

Quand les grandes entreprises font ou faisaient des milliards d'Euros de bénéfices annuels, une ponction minime sur leur bénéfice au profit de la CNAM , n' aurait pas ruiné leurs actionnaires.

Les médecins ont des objectifs fixés ( Anxiolytiques , IJ, Statines, Antibiotiques ..)  par la CNAM ( sécurité sociale), dictés par la HAS ( Haute Autorité de Santé = filiale de la Sécu) qui arrange bien les affaires de la Secu.

Maintenant , nous soignons en priorité la santé comptable.


Dr Dorffer Patrick 21-10-2008

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