Samedi 10 octobre 2009
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Commissaire-priseur(euse)
Une fois, deux fois, trois fois... adjugé, vendu ! Avant de prononcer cette célèbre formule, le commissaire-priseur inventorie les objets qui lui sont soumis, organise les ventes et
dirige les enchères.
Le métier
Nature du travail
Expertiser des biens
Le commissaire-priseur procède à l'inventaire de la prise, c'est-à-dire de tous les biens qui lui sont soumis : mobilier, tableaux de maître, objets d'art, argenterie... Il consigne
leur provenance, date l'époque de leur fabrication, inscrit le nom de l'artisan, du peintre ou du joaillier, s'il est connu. Il estime ensuite la valeur de ces objets pour fixer leur prix de
départ lors de la vente. Après cette étape, il répartit la prise en lots.
Organiser la vente
L'organisation de la vente peut durer entre 6 et 12 mois, selon la clientèle du commissaire-priseur. Elle peut être délicate si celui-ci débute. Il doit en effet se constituer un
réseau en démarchant des acheteurs potentiels. C'est pendant cette phase qu'il supervise la constitution du catalogue. Celui-ci présente les références artistiques et physiques des objets, leur
époque et leurs dimensions.
Faire monter les enchères
Les enchères représentent l'aboutissement du travail du commissaire-priseur et révèlent tout son talent. Il y démontre sa capacité à se constituer un stock intéressant et une bonne
clientèle, son habileté à présenter les objets, sa faculté à faire monter les enchères...
Conditions de travail
Racheter une charge ou un office
Le commissaire-priseur qui procède aux ventes judiciaires (liquidation d'une société, saisie, faillite, etc.) est un officier ministériel, nommé par le garde des Sceaux. Il prête
serment devant le tribunal de grande instance.Pour exercer, il doit être titulaire d'une charge ou d'un office, qu'il doit racheter seul ou avec des associés. Cette charge est très onéreuse (de
15 000 à 30 000 euros en moyenne). Le nombre et l'implantation des offices sont fixés par décret. Aujourd'hui, il en existe environ 335, que se partagent les 426 commissaires-priseurs judiciaires
en exercice.
Dans une société commerciale
Le commissaire-priseur en charge des ventes volontaires d'objets (ou de meubles) appartenant à des particuliers, travaille au sein de sociétés commerciales agréées par le Conseil des
ventes.Dans ce cas, il n'est pas obligé de racheter une charge, mais il ne bénéficie pas non plus du statut d'officier ministériel. Il ne peut donc prendre en charge que des ventes
volontaires.
À Paris, les ventes se déroulent toujours à l'hôtel Drouot. En région, elles sont accueillies par les hôtels des ventes.
Vie professionnelle
Un marché concurrentiel
Avant la réforme de 2001, les commissaires-priseurs possédaient un monopole sur l'organisation des ventes publiques volontaires.Depuis, le secteur s'est ouvert à la concurrence,
notamment anglo-saxonne. Les commissaires-priseurs français doivent donc désormais composer avec leurs homologues d'outre-Manche, dans un marché de l'art en pleine expansion.Néanmoins, ils
peuvent aujourd'hui exercer dans des sociétés commerciales, ce qui constitue un atout pour affronter ces nouveaux concurrents.
Les ventes sur le web
À côté de la concurrence anglo-saxonne, il faut ajouter le développement massif des opérateurs d'enchères électroniques sur l'internet. Ces derniers ne sont ni tenus à la traçabilité
de l'origine des oeuvres, ni au paiement d'assurance ou de caution, pesant lourd sur les maisons de ventes aux enchères...
Rémunération
Salaire du débutant
La rémunération se compose d'honoraires, calculés en fonction des ventes.
Compétences
Maîtriser les arts et le droit
Il est impossible d'exercer ce métier sans une excellente culture et des connaissances approfondies en art et en droit. Dans le domaine artistique, il ne s'agit pas d'approfondir une
spécialité, mais d'être un très bon généraliste.Un commissaire-priseur doit pouvoir facilement identifier, dater un objet et ne faire appel à un expert spécialisé qu'en cas de doute. Sa formation
juridique lui permet de bien connaître le marché de l'art, sa réglementation, son évolution... Il doit aussi acquérir une pratique des estimations et prisées, des inventaires, des expertises et
des partages.
Mettre en valeur pour vendre
Par ailleurs, le commissaire-priseur doit avoir un sens certain de la mise en scène des oeuvres (ou pièces de mobilier) présentées sur catalogue ou en salle des ventes, afin d'en
tirer le meilleur prix.
À la fois expert, psychologue et acteur, il sait convaincre et séduire les acheteurs potentiels.La lecture régulière de La Gazette de l'hôtel Drouot lui permet de suivre le marché de l'art, en
constante évolution.
Accès au métier
Pour exercer ce métier, il faut obligatoirement être titulaire du certificat de bon accomplissement de stage, délivré par le Conseil des ventes volontaires de meubles aux enchères
publiques. Ce certificat sanctionne une formation, accessible après un examen d'entrée très sélectif, organisé une fois par an.
Niveau bac + 3
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Examen au stage de commissaire-priseur : il faut posséder soit un double cursus composé d'un diplôme de droit et d'un diplôme en histoire de l'art, archéologie, arts plastiques ou
arts appliqués. L'un de ces diplômes doit correspondre au minimum à un niveau bac + 3, l'autre à un niveau bac + 2. L'examen comprend des épreuves écrites d'admissibilité et des épreuves
orales d'admission. On ne peut se présenter que 3 fois à cet examen ;
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Stage de commissaire-priseur : rémunéré, il dure 2 ans, dont 6 mois dans un office de commissaire-priseur judiciaire. À l'issue du stage, le candidat reçoit un certificat de bon
accomplissement de stage. Il est nommé commissaire-priseur et peut alors diriger des ventes volontaires d'objets aux enchères publiques ;
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S'il souhaite diriger des ventes judiciaires, il doit alors passer l'examen d'aptitude à la profession de commissaire-priseur judiciaire.
Onisep