Samedi 26 septembre 2009 6 26 /09 /Sep /2009 14:00


Distilbène: la cour de Cassation tranche

- En 1977, UCB Pharma a décidé de rendre publique la contre-indication du Distilibène aux femmes enceintes en France. - F2 -

En 1977, UCB Pharma a décidé de rendre publique la contre-indication du Distilibène aux femmes enceintes en France.

© F2

La Cour de cassation a confirmé jeudi la responsabilité des laboratoires dans les maladies provoquées par le Distilbène

La plus haute juridiction française a cassé un arrêt rendu en 2008 par la cour d'appel de Versailles qui déboutait une femme imputant son cancer à la prise par sa mère, durant sa grossesse, du Distilbène.
Dans un autre arrêt, une plaignante qui se disait malade aussi en raison du Distilbène est en revanche déboutée.

Les femmes exposées in utero au Distilbène et atteintes d'un cancer doivent donc démontrer, ordonnance à l'appui, que leur  mère prenait ce médicament, a tranché la cour.
Ces deux décisions confirment dans les grandes lignes une jurisprudence établie au début des années 2000 par les juridictions françaises, après de longues procédures.
Les laboratoires voient désormais leur responsabilité retenue par principe, si les preuves d'administration du Distilbène sont suffisantes, en raison d'un manque à leur obligation de vigilance concernant le produit litigieux.
Des avertissements lancés dans la littérature médico-scientifique avaient largement établi sa dangerosité, ont conclu plusieurs juridictions françaises. Il existait dès 1953 des doutes sur l'innocuité du Distilbène et de nombreuses études expérimentales et des observations cliniques en contre-indiquaient l'usage dès 1971.


Prescrit jusqu'en 1977
Le Distilbène est le nom commercial d'une hormone de synthèse (diéthylstilbestrol) prescrit en France entre 1950 et 1977 aux femmes enceintes. En France, il a été prescrit essentiellement sous les marques Distilbène (produit par le laboratoire UCEPHA racheté par UCB Pharma) et Stilboestrol-Borne produit par le laboratoire Borne, (aujourd'hui Novartis) jusqu'en 1974.
En 1977, le Distilbène est contre-indiqué aux femmes enceintes. Les filles exposées in utero ont, selon le réseau DES France, qui soutient les victimes de ce médicament, des risques d'anomalies  au niveau du système génital et de cancers du vagin et du col de l'utérus. Au moins 160.000 enfants, dont la majorité sont nés dans les années 1970, auraient été exposés au produit. C'est entre 1964 et 1975 qu'il a été le plus prescrit.
Selon une étude néerlandaise parue en avril 2002 dans la revue médicale britannique The Lancet, le Distilbène pourrait aussi provoquer des malformations à la 3e génération, chez des garçons dont la grand-mère avait reçu du DES  pendant la grossesse.
En France, aujourd'hui, le diéthylstilboestrol reste commercialisé sous le nom de Distilbène, uniquement dans l'indication de certaines pathologies de la prostate.

24 septembre 2009 Info France 3

Par Doc - Publié dans : Santé - Communauté : Infos et nouveautés en Santé
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Délire d 'un Français

Heureux qui comme Ulysse pouvait se soigner en France.
Notre système de santé était sans doute le meilleur au monde, à l' époque nous soignions nos patients .
Soigner a certes un coût, la santé n' est ce pas ce qu' on a de plus cher au monde, oui soigner coûte cher.

 L' on parle de centenaires par dizaines de milliers dans les années à venir, à quoi cela sert il d' être centenaire et impotent, si l'on nous ne donne pas les moyens de le soigner correctement.

 Notre nouveau système de santé a un nouvel objectif : SOIGNER LA SANTE COMPTABLE DE LA SECURITE SOCIALE ET DE NOS BANQUES.
Le chômage provoque un manque de cotisations sociales à la Caisse, et les malheureux retraités qui ont travaillé
 et les cotiseurs qui travaillent, trinquent par la solidarité active et passive.
 Des fois, j' ai l' impression qu' il faut travailler plus pour partir ( crever) plus vite, car vieillir coûte très cher.

La France doit être le seul pays au monde, où l' on a un système de santé pour tous, les travailleurs et les non travailleurs.
 Ne pas travailler, permet de percevoir la CMU ( Couverture Maladie Universelle ) super idée pour les gens précaires , MAIS comme trop de social, tue le social, les CMU commencent à se développer comme une infection, qui une fois généralisée ou métastasée devient très difficile à soigner.

Quand les grandes entreprises font ou faisaient des milliards d'Euros de bénéfices annuels, une ponction minime sur leur bénéfice au profit de la CNAM , n' aurait pas ruiné leurs actionnaires.

Les médecins ont des objectifs fixés ( Anxiolytiques , IJ, Statines, Antibiotiques ..)  par la CNAM ( sécurité sociale), dictés par la HAS ( Haute Autorité de Santé = filiale de la Sécu) qui arrange bien les affaires de la Secu.

Maintenant , nous soignons en priorité la santé comptable.


Dr Dorffer Patrick 21-10-2008
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