Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 09:30

Syndrome de Guillain-Barré


Description

Le syndrome de Guillain-Barré (SGB) est une affection neurologique rare qui se produit lorsque le système immunitaire d'une personne attaque les nerfs périphériques de son corps. Ce phénomène est désigné affection auto-immune et il peut être déclenché à la suite d'une intervention chirurgicale, d'une maladie semblable à la grippe ou d'une infection à l'estomac. Alors que le système immunitaire combat l'infection, il attaque les nerfs périphériques par erreur.

 

Le SGB touche les hommes et femmes de toutes les ethnicités et de tous les âges. Il existe un traitement pour cette affection et, dans la majorité des cas, les personnes atteintes s'en remettent complètement. Les cas les plus graves nécessitent des traitements médicaux d'urgence, l'admission à un hôpital et de plus longues périodes de rééducation.

Causes

Les nerfs normaux sont enveloppés dans une enveloppe extérieure connue sous le nom de myéline qui est semblable à la gaine de plastique qui entoure et isole un câble. Dans le SGB, la myéline est endommagée et sans cette enveloppe, les nerfs ne peuvent plus envoyer leurs messages ou ils en envoient de plus faibles, ce qui peut amener une faiblesse musculaire, des picotements, des engourdissements ou de la paralysie. Les personnes atteintes de cette affection peuvent ressentir une grande faiblesse et éprouver de la difficulté à accomplir leurs habituelles, y compris la marche.

Des infections bactériennes ou virales semblent déclencher le SGB. Des infections des voies digestives ou respiratoires, en particulier, sont les plus fréquemment associées à cette affection.

La vaccination contre la grippe peut déclencher l'affection chez un très petit nombre de personnes. Le SGB peut se développer après l'injection d'un vaccin antigrippal, le risque est d'environ un sur un million. Notez bien qu'un vaccin antigrippal vous aide à protéger votre santé et celle de ceux qui vous entourent et certaines personnes devraient se faire vacciner en dépit du risque accru, mais très faible, de contracter le SGB.


Symptômes et Complications

Les symptômes du SGB commencent souvent par des picotements ou un engourdissement dans les extrémités du corps. Les mains, les pieds et le visage sont souvent atteints en premier.

Les personnes atteintes du SGB peuvent souffrir d'un vaste éventail de symptômes, notamment :

  • une faiblesse des jambes, des bras et des muscles faciaux,
  • des troubles de la parole et de la déglutition (difficulté à avaler),
  • une douleur musculaire du dos,
  • un essoufflement,
  • une diminution de la capacité de bouger les yeux.

En général, les symptômes évoluent sur une période de quelques jours et sont habituellement le plus marqués 2 semaines après leur apparition. Une personne présentant un SGB d'intensité légère peut ne ressentir qu'un peu de faiblesse ou d'engourdissement et ne pas nécessiter d'hospitalisation ou d'autre traitement. Dans les cas plus graves, il se peut qu'une faiblesse importante et des difficultés respiratoires se produisent, nécessitant l'admission à un hôpital, ou dans une unité de soins intensifs, et possiblement un appareil pour assister la respiration.

Diagnostic

Pour diagnostiquer le SGB, votre médecin vous posera des questions sur vos antécédents médicaux et sur vos symptômes pour exclure toutes les autres affections susceptibles de toucher le système nerveux, comme un accident vasculaire cérébral. Un accident vasculaire cérébral cause habituellement de la faiblesse musculaire ou de la paralysie sur un seul côté du corps, tandis que le SGB touche habituellement les deux côtés. Après avoir discuté de vos symptômes, il se peut que votre médecin vous pose des questions sur vos infections ou vos affections récentes. Les infections de fraîche date sont étroitement associées à l'apparition du SGB et d'après les rapports d'environ deux tiers des personnes atteintes de cette affection.

Le médecin effectuera un examen neurologique et pourra également demander des tests spéciaux pour examiner les nerfs.

Les médecins ont principalement recours à 2 analyses pour poser le diagnostique de SGB :

  • pour déterminer le degré d'efficacité auquel vos nerfs transmettent les signaux aux muscles, les médecins ont recours à un examen appelé électromyographie (EMG) et des tests de conduction nerveuse. En utilisant de petites électrodes enfoncée dans la peau et placées sur la peau, le technicien peut mesurer la vitesse et la force des messages électriques qui sont envoyés le long du nerf. Les nerfs endommagés par le SGB conduisent les signaux à une vitesse plus lente ;
  • pour examiner le liquide céphalorachidien, il se peut que les médecins effectuent une ponction lombaire. Le cerveau et la moelle épinière sont entourés de ce liquide. L'examen de votre liquide céphalorachidien donne des indices à votre médecin pour l'aider à établir son diagnostic.

Traitement et Prévention

Les traitements contre le SGB contribuent à accélérer la récupération.Comme pour beaucoup d'affections, plus on reconnaît et traite le SGB rapidement, plus grande est la possibilité d'une prompte récupération. La récupération peut s'avérer plus longue pour les personnes atteintes de formes plus graves de l'affection. Le traitement par plasmaphérèse ou avec de l'immunoglobuline intraveineuse (IVIg) permet très souvent aux personnes atteintes de récupérer plus rapidement.

Les 2 traitements principaux du SGB sont :

  • la plasmaphérèse - thérapie qui aide à retirer les anticorps du sang. Les anticorps font partie du système immunitaire et ils aident normalement votre corps à combattre l'inflammation et l'infection. Au cours de certaines affections comme le SGB, certains anticorps endommagent les nerfs et causent une perte de transmission des signaux électriques vers les muscles. La plasmaphérèse agit en séparant le sang d'une personne en ses deux principales composantes, les cellules et le plasma. Les cellules sont redonnées au corps. On se défait du plasma qui est remplacé par du plasma artificiel. La plasmaphérèse est plus efficace pour les personnes atteintes du SGB dont les symptômes sont apparus depuis moins de 2 semaines ;
  • l'immunoglobuline intraveineuse (IVIg) - elle contient des anticorps prélevés dans du sang de donneurs. On a démontré que ce traitement accélérait également la récupération des patients atteints du SGB lorsqu'il était administré dans les 2 premières semaines. Le mécanisme d'action exact de l'IVIg est inconnu.

Lorsqu'une personne atteinte du SGB est en voie de récupération, elle peut avoir besoin de songer à utiliser des analgésiques et de trouver des moyens de maintenir sa force musculaire. La physiothérapie est un outil utile à la récupération. Il est possible que la prise d'analgésiques soit nécessaire pour atténuer les névralgies.

Il n'existe pas à l'heure actuelle de méthode éprouvée pour la prévention du SGB. Toutefois, la meilleure façon de rester en santé est d'inclure dans ses habitudes quotidiennes la pratique régulière d'activités physiques et de suivre un régime alimentaire équilibré. 
Source : sante.canoe.com
Par Doc - Publié dans : Santé - Communauté : Infos et nouveautés en Santé
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Délire d 'un Français

Heureux qui comme Ulysse pouvait se soigner en France.
Notre système de santé était sans doute le meilleur au monde, à l' époque nous soignions nos patients .
Soigner a certes un coût, la santé n' est ce pas ce qu' on a de plus cher au monde, oui soigner coûte cher.

 L' on parle de centenaires par dizaines de milliers dans les années à venir, à quoi cela sert il d' être centenaire et impotent, si l'on nous ne donne pas les moyens de le soigner correctement.

 Notre nouveau système de santé a un nouvel objectif : SOIGNER LA SANTE COMPTABLE DE LA SECURITE SOCIALE ET DE NOS BANQUES.
Le chômage provoque un manque de cotisations sociales à la Caisse, et les malheureux retraités qui ont travaillé
 et les cotiseurs qui travaillent, trinquent par la solidarité active et passive.
 Des fois, j' ai l' impression qu' il faut travailler plus pour partir ( crever) plus vite, car vieillir coûte très cher.

La France doit être le seul pays au monde, où l' on a un système de santé pour tous, les travailleurs et les non travailleurs.
 Ne pas travailler, permet de percevoir la CMU ( Couverture Maladie Universelle ) super idée pour les gens précaires , MAIS comme trop de social, tue le social, les CMU commencent à se développer comme une infection, qui une fois généralisée ou métastasée devient très difficile à soigner.

Quand les grandes entreprises font ou faisaient des milliards d'Euros de bénéfices annuels, une ponction minime sur leur bénéfice au profit de la CNAM , n' aurait pas ruiné leurs actionnaires.

Les médecins ont des objectifs fixés ( Anxiolytiques , IJ, Statines, Antibiotiques ..)  par la CNAM ( sécurité sociale), dictés par la HAS ( Haute Autorité de Santé = filiale de la Sécu) qui arrange bien les affaires de la Secu.

Maintenant , nous soignons en priorité la santé comptable.


Dr Dorffer Patrick 21-10-2008
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