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Les urologues veulent un dépistage du cancer de la prostate
Le Figaro note que l’Association française d’urologie, société savante
« qui organise aujourd’hui la cinquième Journée nationale de la prostate », « demande un programme de dépistage comparable
à ce qui est fait pour le sein et le côlon ».
« Une position controversée », note Le Figaro, qui rappelle que selon l’Institut de veille sanitaire, « les cancers de la prostate, les plus fréquents de tous les cancers en France, concernent désormais 65 000 hommes chaque année ».
Le quotidien précise que « ces tumeurs sont au deuxième rang de
la mortalité chez l’homme sur le territoire avec 9 000 décès par an, mais leur pronostic s’améliore », « 90% des médecins généralistes prescrivent régulièrement des tests sanguins PSA,
dont 2,7 millions sont pratiqués chaque année en dépistage. Au grand dam d’autres spécialistes, épidémiologistes notamment qui estiment que le bénéfice de santé publique d’un tel dépistage n’est
pas établi ».
Le Figaro précise que « de son côté, la Haute Autorité de santé
n’a pas jusqu’ici recommandé de dépistage organisé du cancer comparable à ceux du sein et du côlon ». Il n’en reste pas moins que « pour les urologues la donne a clairement changé avec la
publication en mars dernier d’essais cliniques très attendus dans le New England Journal of Medicine », et le président de l’AFU de s’exclamer : « Cela faisait des années qu’on nous demandait une
preuve scientifique, la voilà ».
Le Figaro précise que « la HAS et l’Institut national du cancer, qui ont nommé un groupe de travail, doivent rendre des conclusions communes courant 2010 ». Mais
« les opposants au dépistage campent sur leurs positions.
« Les études publiées dans le New England comportent de nombreux biais, et ce ne sont que des résultats intermédiaires », souligne Dominique Dupagne, généraliste à Paris à l’origine d’un
collectif demandant un moratoire sur le dépistage du cancer de la prostate signé par 200 médecins.
Laurent Frichet Tsavopresse 15
septembre 2009