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« Ces syndromes qui frappent les touristes étrangers »
Le Monde constate que « les services psychiatriques voient défiler chaque année des patients atteints de troubles liés à leur voyage ».
Le journal revient sur le « syndrome de Stendhal », qui « frappe les touristes submergés
d'émotion par la beauté des oeuvres d'art ».
Le quotidien rappelle que ce syndrome « a été décrit, en 1990, par une psychiatre italienne,
le Dr Graziella Magherini, qui exerçait à l'hôpital Santa Maria Nuova, à Florence, [après avoir] reçu des touristes choqués après avoir visité la Galerie des offices ».
« Les symptômes, qui toucheraient davantage les femmes célibataires, de moins de 40 ans, voyageant seules, se manifestent sous forme de vertiges, perte du sentiment
d'identité, suffocation, tachycardie, voire hallucinations. En général, les patients se rétablissent en quittant la ville », poursuit Le Monde.
Le journal précise que « d'autres états de crise, de dépression ou de délire liés aux voyages
ont été décrits : le syndrome de Jérusalem touche les touristes en pèlerinage religieux dans la Ville sainte. Anxiété, stress, désir d'isolement, obsession de se purifier le corps, en sont les
principales manifestations ».
Le Monde s’intéresse aussi au « syndrome de l'Inde » : « Dans ce pays mythique, le choc
culturel est tel que certains perdent pied ».
Le quotidien cite le psychiatre Régis Airault, qui « a été en poste au consulat de Bombay pendant quelques années [et] à plusieurs reprises a rapatrié des Français atteints par ce délire »,
comme « cette jeune fille qui courait dans les rues pour embrasser les vaches sacrées ».
Le praticien déclare ainsi que « le voyage, comme une séparation, un déménagement, peut faire
décompenser les gens. Cette déconnexion psychique semble plus facilement se produire dans certains endroits chargés de sens par l'histoire et la culture dont la personne est issue ».
« Ce serait l'axe oriental - Florence, Jérusalem, Inde - pour les Occidentaux, Paris pour les Japonais, La Mecque pour les musulmans », note Le Monde.
Le quotidien remarque cependant : « Les personnes présentaient-elles des signes avant-coureurs ? Etaient-elles prédisposées à développer une pathologie mentale ? Le sujet reste controversé
».
Laurent Frichet Tsavopresse 2 septembre 2009