2009
LES VACHES MAIGRES DE SARKOZY
ET
PEGGY LA COCHONNE A LA SANTE
Di-Antalvic, un retrait contestable
Catherine Ducruet revient dans Les Echos sur la décision de l'Agence européenne du médicament (Emea) de retirer le
Di-Antalvic du marché, « dans un souci d'«harmonisation du
niveau de protection de la santé publique sur l'ensemble du territoire de l'Union européenne» ».
La journaliste poursuit : « Que lui reproche-t-on ? Rien dans l'Hexagone, où la dernière
évaluation de l'Afssaps consacrée aux antalgiques de palier II s'était conclue, en 2006, par un maintien sur le marché du produit ».
« Malheureusement, en Grande-Bretagne et en Suède notamment, où il est fort peu prescrit, il serait paradoxalement très utilisé pour se suicider ou aurait donné lieu
à des intoxications involontaires par surdosage », relève Catherine Ducruet.
La journaliste note que « bien que l'Emea invoque la protection de la santé publique, il n'est
pas certain que les patients français gagnent grand-chose à cette opération. L'Afssaps, qui a tenté de s'y opposer, en est d'ailleurs convaincue. Elle estime que, au vu des informations
recueillies auprès des centres antipoison et des centres de toxicovigilance, le profil de sécurité du produit est «satisfaisant dans les conditions normales d'utilisation» ».
Catherine Ducruet ajoute que « quand plusieurs outils thérapeutiques existent, chacun devrait
pouvoir continuer à utiliser celui qui lui convient le mieux dans la mesure où il ne présente pas dans ce pays de risque avéré ».
La journaliste cite toutefois un responsable français de santé, qui indique que « cette décision peut malgré tout protéger ceux qui tentent seulement de se suicider, pour appeler au secours,
notamment les adolescents ».
Laurent Frichet Tsavopresse 3 juilet 2009