Partager l'article ! Nicolas Sarkozy : "Oui je reconnais avoir commis des erreurs": Nicolas Sarkozy: "Oui je reconnais avoir commis des erreurs" Qui: Nicolas ...
Forêt de Haguenau
Le Doc de Haguenau vous souhaite la bienvenue,
régalez vous, bloguez avec humour, surfez et buzzez dans la rubrique Catégories,
vous y trouverez des infos en tout genre à la sauce humour.
Cliquez sur " Retour à l'accueil " pour découvrir le blog ou la homepage.
Nicolas Sarkozy: "Oui je reconnais avoir commis des
erreurs"
Qui: Nicolas Sarkozy a admis avoir "commis des erreurs" durant les deux premières années de son mandat sur sa manière de présider, expliquant
qu'il fallait "un temps", "pour se hisser à la hauteur" d'une charge "proprement inhumaine", dans une interview au Nouvel
Observateur.
Où: Interrogé par l'hebdomadaire sur le fait de savoir, si oui ou non il avait commis des
erreurs durant ces deux années, le chef de l'Etat a accusé le coup: "J'ai commis des erreurs. Est-ce que tout ce qui m'est reproché l'est injustement? Non. Il faut un temps pour entrer dans une
fonction comme celle que j'occupe, pour comprendre comment cela marche, pour se hisser à la hauteur d'une charge qui est, croyez-moi, proprement inhumaine", a-t-il dit. Quant aux critiques sur
son côté "bling-bling", la soirée au Fouquet's le soir de son élection et ses amitiés avec les grands patrons et notamment de la de presse, M. Sarkozy rappelle que ces critiques "avaient commencé
bien avant le Fouquet's. Cela correspondait à une époque de ma vie personnelle qui n'était pas facile et où j'avais à me battre sur plusieurs fronts".
Mais encore: "Je n'avais pas attaché à cette soirée" au Fouquet's "une importance considérable", a-t-il reconnu. "J'ai eu tort. En tout état de
cause, à partir du moment où quelque chose n'est pas compris et fait polémique, c'est une erreur. Et si erreur il y a, ce n'est pas la peine de la recommencer". Quand on lui pose la question du
"sérieux" qu'impose la fonction de Président, notamment en termes de moeurs, Nicolas Sarkozy fait remarquer le fait que "cette exigence est nouvelle". "Je n'observe pas qu'on avait la même, par
exemple à l'égard de François Mitterrand; donc les temps ont changé, on vit un nouvel âge de la démocratie".
La fin du Sarkozysme? : Interrogé sur "la fin du sarkozysme flamboyant et de l'élan réformateur"
depuis le discours devant le Congrès à Versailles, le président ne prévoit pas de coup d'arrêt mais reconnaît une certaine évolution de sa façon d'agir: "Ce n'est pas la fin des réformes, elles
continueront. Mais je dois tenir compte des critiques, des épreuves, des échecs, pour essayer de faire mieux. Je veux conduire ces réformes en cherchant une adhésion large, en développant la
discussion". Le Président lâche tout de même : "j'écoute, j'apprends, peut-être même je progresse". Il revendique même une entrée
en sagesse : "avec l'âge, je suis devenu plus tolérant, plus
ouvert, plus serein aussi".
Bonus track: Questionné sur l'ouverture, M. Sarkozy rétorque: "en quoi ai-je renoncé à mes convictions? Je suis de droite. Ma
vie politique s'est faite à droite, mais je ne suis pas réductible à un camp. Je ne suis pas réductible à la droite". "Plus ça va
et plus je pense que le sectarisme est le pire défaut", estime-t-il. A la question de savoir si il serait possible de retrouver à ses côtés un Premier ministre socialiste, le président
répond : "je pourrais nommer quelqu'un qui se reconnaîtrait dans l'action que je mène".
Je sens que cette interview va faire couler beaucoup d'encres (et de larmes).