Lundi 1 juin 2009 1 01 /06 /2009 11:10

« Un coup très dur »

Quarante-huit heures après l'échec subi à Montpellier (2-1), Philippe Ginestet est sorti de son mutisme pour évoquer les dossiers brûlants. De manière extrêmement concise, le président brosse un tableau assez déprimant. Qu'il s'agisse de l'avenir immédiat du club, du cas de l'entraîneur et même de son engagement personnel, l'homme fort du Racing affiche un fatalisme qui peut s'apparenter à un début de renoncement.

Parfois, l'histoire propose des raccourcis cruels. Il y a trente ans, jour pour jour, toute une région chavirait de bonheur devant l'immense exploit du Racing. Les hommes de Gilbert Gress remportaient, à la faveur d'un succès à Lyon (0-3), le premier et unique titre de champion de France . Le train bleu qui fend la campagne alsacienne, la liesse en ville, les scènes de communion et de partage : toutes ces images se bousculent encore dans les têtes des quinquagénaires, nostalgiques d'une époque bel et bien révolue.

Il ne fait pas bon avoir vingt ans et supporter
le Racing

 Les photos couleur sépia des Tanter, Marx, Wagner et autres fiers héros chevelus tranchent surtout avec les prises de vue numériques enregistrées vendredi dernier à la Mosson. Un stade qui s'apparente, pour paraphraser Michel Audiard, au terminus des prétentieux, si l'on se place sous l'angle strasbourgeois.
 Décidément, il ne fait pas bon, aujourd'hui, avoir vingt ans et supporter le Racing. Le tombereau de déconvenues et de désillusions que porte à bout de bras le dernier carré de suiveurs impénitents s'alourdit au gré des saisons. Quant au simple amateur de ballon rond, terriblement las au regard des innombrables péripéties de la dernière décennie, il est de toute façon résigné depuis longtemps.
 Au-delà des « petits détails » qui, aux dires de Jean-Marc Furlan, ont fait pencher vendredi soir la balance dans le camp héraultais - la frappe de Traoré sauvée par Jourdren dans les arrêts de jeu, par exemple -, le constat global laisse perplexe. Si elle a été dans le passé une « place forte du foot français », comme le disait encore le coach dans les couloirs du stade montpelliérain, Strasbourg est définitivement rentrée dans le rang.
 Dépassée puis laissée sur place par des « petites » villes, en termes footballistiques, comme Grenoble, Le Mans, Lorient et même Boulogne, la capitale alsacienne s'apprête à vivre des lendemains difficiles. Un constat que Philippe Ginestet ne cherche pas à éluder, le président en fonction depuis décembre 2005 étant visiblement très marqué par les événements. Au point de souhaiter que son « portrait n'apparaisse pas dans le journal »...
L'ÉCHEC. - « A un but et une dernière action près, nous étions en L1, ce qui aurait validé les choix effectués cette saison, dit Ginestet. A contrario, ce point manquant symbolise les lacunes et les faiblesses que l'équipe a connues notamment sur le plan défensif et ce n'est évidemment pas à Montpellier qu'elle a laissé échapper la montée. »
 Le président rappelle aussi que sa retenue et les doutes émis quant à l'impartialité de Lens, battu par Boulogne (0-1) le soir de la victoire contre Reims (3-2), « alors que tout le monde faisait la fête et s'y voyait déjà, étaient fondés. » On ne réécrira hélas pas l'histoire.

« J'attends que la parole
réciproque soit respectée »

L'ENTRAINEUR. - En ce qui concerne Jean-Marc Furlan, « une parole réciproque a été donnée entre nous à l'hiver dernier, j'attends simplement qu'elle soit respectée dans les jours à venir. »
 Ce souhait vient simplement rappeler que le coach alsacien n'est pas encore parti, puisqu'il est contractuellement lié au Racing jusqu'en juin 2010. Le pacte passé en février dernier, au lendemain du nul (2-2) contre Brest, n'a aucune valeur juridique. Le départ "à l'amiable" et sans versement d'indemnités ne dépend donc que du bon vouloir de Furlan.
Les deux hommes doivent se voir demain.
 En ce qui concerne l'identité du nouvel entraîneur, le président ne désire en revanche pas s'exprimer. La piste qui mène au duo Rohr - Cobos reste toutefois d'actualité, n'étant pas démentie par les deux intéressés.

« Cet échec est aussi le mien »

RESPONSABILITÉS. - « Je tiens tout d'abord à remercier tous ceux, et particulièrement MM. Bigot et Ries, qui nous ont témoigné leur soutien à l'issue de la rencontre. Quand vous aimez votre club, échouer à un point du podium dans ces conditions après l'avoir fréquenté les deux tiers de la saison (27 journées sur 38, ndlr) est un coup très dur à encaisser dont il est difficile de se relever. Si cet échec est celui d'un groupe, il est aussi évidemment le mien et je réunirai prochainement le conseil d'administration pour l'évoquer sans concession, le seul intérêt qui prime étant celui du club. »
 En dépit de ce mea culpa, les autres actionnaires du club demanderont certainement des comptes au président. A l'image de Dominique Pignatelli, qui exige « plus de concertations au moment des prises de décision. » Très remonté contre Furlan et « les mauvais génies qui conseillent le président », l'administrateur souhaite que « ceux qui mettent la main à la poche soient écoutés, notamment quand il s'agira de désigner le nouvel entraîneur. »

« Je privilégierai une ouverture du capital »

FUTUR. - « Le Racing réussira un jour car il a un atout considérable qui est l'importance de l'agglomération strasbourgeoise et la passion sincère des Alsaciens pour le football et le Racing. Grâce à une gestion rigoureuse, les structures financières du club sont saines et le maintien en L 2, pour douloureux qu'il soit, ne remettra pas en cause son équilibre. »
 « A court terme, le seul objectif qui s'impose pour la saison future est à nouveau le challenge de la remontée. Il sera plus difficile compte tenu des moyens réduits pour une deuxième saison en L 2 et des nécessaires mesures d'économie qui l'accompagneront. Aussi, et pour éviter le scénario de l'enlisement qu'a connu Montpellier (cinq saisons en L 2), par exemple, je privilégierai une ouverture du capital à des investisseurs afin de donner au club les meilleures conditions pour atteindre cet objectif. »
 Entre les lignes, il faut lire que si une bonne âme venait à investir massivement dans le club, Ginestet serait prêt à passer la main. En cette période de crise, celles-ci ne courent hélas pas les rues. Depuis la rentrée de Robert Lohr dans le capital de la SASP Racing à l'été 2007 à hauteur de 20%, personne n'a manifesté l'envie de ventiler de l'argent frais dans le club.
 En attendant, le Racing redémarrera en Ligue 2 avec un budget revu à la baisse et une masse salariale allégée. Selon les estimations, il faudra composer en 2009-2010 avec 12 à 13M d'euros, contre 20 cette saison et 32 voilà deux ans. Les temps sont durs, on vous l'a dit.

 

Sébastien Keller DNA 01/06/2009

Par Doc - Publié dans : News d' ALSACE - Communauté : Nouvelles d' ALSACE
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Délire d 'un Français

Heureux qui comme Ulysse pouvait se soigner en France.
Notre système de santé était sans doute le meilleur au monde, à l' époque nous soignions nos patients .
Soigner a certes un coût, la santé n' est ce pas ce qu' on a de plus cher au monde, oui soigner coûte cher.

 L' on parle de centenaires par dizaines de milliers dans les années à venir, à quoi cela sert il d' être centenaire et impotent, si l'on nous ne donne pas les moyens de le soigner correctement.

 Notre nouveau système de santé a un nouvel objectif : SOIGNER LA SANTE COMPTABLE DE LA SECURITE SOCIALE ET DE NOS BANQUES.
Le chômage provoque un manque de cotisations sociales à la Caisse, et les malheureux retraités qui ont travaillé
 et les cotiseurs qui travaillent, trinquent par la solidarité active et passive.
 Des fois, j' ai l' impression qu' il faut travailler plus pour partir ( crever) plus vite, car vieillir coûte très cher.

La France doit être le seul pays au monde, où l' on a un système de santé pour tous, les travailleurs et les non travailleurs.
 Ne pas travailler, permet de percevoir la CMU ( Couverture Maladie Universelle ) super idée pour les gens précaires , MAIS comme trop de social, tue le social, les CMU commencent à se développer comme une infection, qui une fois généralisée ou métastasée devient très difficile à soigner.

Quand les grandes entreprises font ou faisaient des milliards d'Euros de bénéfices annuels, une ponction minime sur leur bénéfice au profit de la CNAM , n' aurait pas ruiné leurs actionnaires.

Les médecins ont des objectifs fixés ( Anxiolytiques , IJ, Statines, Antibiotiques ..)  par la CNAM ( sécurité sociale), dictés par la HAS ( Haute Autorité de Santé = filiale de la Sécu) qui arrange bien les affaires de la Secu.

Maintenant , nous soignons en priorité la santé comptable.


Dr Dorffer Patrick 21-10-2008

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