Partager l'article ! Ligue 2 Football : Le plus dur reste à faire pour Strasbourg: Au bout du suspense La prophétie de Jean-Marc Furlan s'est réalisée. ...
Forêt de Haguenau
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Le Racing a rempli sa part du contrat. En venant à bout d'une coriace équipe rémoise, obligée de vaincre pour garder un
mince espoir de maintien, les Alsaciens se sont placés dans les conditions idéales, histoire de sceller leurs retrouvailles avec l'élite à une journée du terme.
A la mi-temps, le scénario parfait se joue sur les pelouses de Ligue 2
La Meinau s'est mise à croire en l'exploit. Passée la stupeur, lorsque Salim Arrache, l'ancien feu follet de la
maison bleue, est venu doucher les ardeurs d'emblée, le public s'est pris au jeu. Steven Pelé, l'homme fort qui avait tant fait défaut lundi dernier à Boulogne (1-0), a remis les siens dans le
sens de la marche en égalisant à la demi-heure de jeu. Avant que Cohade n'inscrive son cinquième penalty de la saison, quatre minutes plus tard, pour donner un avantage précieux.
A ce moment précis de la soirée, le Racing est potentiellement promu en Ligue 1. Le voisin messin, tombé dans le piège ajaccien (1-0), est déjà hors du coup. Tours et Montpellier se
neutralisent (0-0) alors que Boulogne ne trouve pas la faille dans le derby du Pas-de-Calais, sur la pelouse de Lens. A la mi-temps, le scénario parfait se joue sur les terrains de
Ligue 2.
Oui, mais voilà. A la 54e', du côté de Bollaert, Johan Ramaré inscrit un but en or qui confère définitivement à l'US Boulogne le rôle de trublion. Les Lensois, déjà promus depuis la semaine
dernière, ne parviennent pas à recoller au score, au grand dam des Alsaciens. De là à penser que les Artésiens aient « copiné » avec leur petit voisin maritime, il est pas que Philippe
Ginestet n'hésite pas à franchir.
« Je trouve la solidarité ch'ti formidable, explique, pince-sans-rire, le président du Racing. Je n'ai pas vu le match mais je suis très surpris par le résultat de Lens. Toutes les
équipes sont censées jouer le jeu jusqu'au bout. On aurait pu être au paradis mais on reste au purgatoire. »
Un purgatoire qui aurait, soit dit en passant, pu se transformer en enfer. Car si les Bleus ont définitivement semblé prendre l'ascendant quand Renaud Cohade a expédié une
« mine » dans la lucarne du gardien rémois à sept minutes de la fin, la troupe de Luis Fernandez s'est catégoriquement refusée à abdiquer. Thiam a ainsi réduit le score dans la dernière
minute du temps réglementaire avant que Fauré ne manque la balle de l'égalisation et de l'angoisse au bout des arrêts de jeu...
« On a gagné ce match avec nos défauts et nos qualités, résume Jean-Marc Furlan. Comme c'était la dernière à la
Meinau, je tiens à souligner l'extraordinaire camaraderie et le formidable état d'esprit qui ont uni ce groupe cette saison.
Quoi qu'il arrive à Montpellier, je garderai cette image en tête. »
Si les propos du coach ressemblent, à s'y méprendre, à un discours d'adieu, Lacour et les siens devront cultiver durant huit jours encore les valeurs de solidarité et d'abnégation tant
louées par leur technicien. Vendredi prochain à la Mosson, il s'agira de rompre avec les - très - mauvaises habitudes vues hors de la Meinau.
Battus chez tous leurs adversaires directs - Lens, Metz, Tours, Boulogne et Angers -, les Bleus devront cette fois prendre un point pour se prémunir d'un retour de flamme en provenance de
Boulogne, la seule équipe encore en mesure de les chasser du podium. « On n'a jamais été aussi près de prendre quelque chose chez un gros, puisqu'on ne l'a jamais fait », ironise
Furlan.
Mieux vaut en tout cas ne pas compter sur un faux pas de Boulogne, qui boucle sa saison à domicile contre Amiens, même si les Picards sont encore engagés dans la lutte pour le maintien.
Face à une équipe montpelliéraine qui devra, elle, impérativement vaincre pour être assurée de sa place sur le podium, le final s'annonce haletant, indécis, terriblement excitant. « Il nous
manque un petit point », conclut Furlan.
Un petit point qui ferait l'immense bonheur du public alsacien.