Lundi 18 mai 2009 1 18 /05 /Mai /2009 13:20

Que vaut la Tata Nano ?

De notre envoyée spéciale à Pimpri (Maharastra), Marie-France Calle 15/05/2009 le figaro
Pour un petit modèle, l'habitacle de la Nano est spacieux. Le moteur étant situé à l'arrière laisse une bonne longueur pour les jambes à l'avant. Des deux côtés du tableau de bord, les deux vide-poches de bonne taille sont appréciables
Pour un petit modèle, l'habitacle de la Nano est spacieux. Le moteur étant situé à l'arrière laisse une bonne longueur pour les jambes à l'avant. Des deux côtés du tableau de bord, les deux vide-poches de bonne taille sont appréciables

Moyen de locomotion, voiturette ou automobile à part entière ? Le point de vue sur la voiture à 1 500 € change selon le pays où l'on vit. Notre correspondante sur place en témoigne.

Un amour de voiture… Évidemment, ce n'est pas tout, mais ça compte : la Nano est «mignonne» ! Machos s'abstenir, il ne s'agit pas là d'une réflexion typiquement féminine. Tous nos collègues indiens le reconnaissent, la petite dernière de Tata Motors a un look unique et sympa.

«Le visage souriant, les “yeux” tendres et la forme exagérément ronde de son toit (…), tout contribue au charme indéniable de la Nano», s'enthousiasme le quotidien The Hindu. Il est vrai que le design de la voiture la moins chère du monde (entre 1 500 et 3 000 euros selon les modèles) a quelque chose d'inhabituel en Inde. Sur ce point, elle surprendra sûrement moins en Europe, où elle devrait être distribuée à partir de 2011 et où les petits modèles compacts sont légion. Par sa forme, la Nano fait penser à la Mercedes Classe A, un mètre de long en moins. La comparaison s'arrête là…

 

«Intelligence du concept»

 

«Ratan Tata est architecte de formation, et donc très sensible à l'esthétique, fait remarquer Pierre Castinel, vice-président de Tata Motors, chargé de la branche design. La Nano est le parfait exemple d'un objet qui allie beauté, bonne qualité et bas prix.»

Un beau matin d'avril, nous avons finalement pu tester la Nano à Pimpri, dans la banlieue de Pune, où se trouve le circuit d'essai de Tata Motors. Elle s'est tellement fait attendre, elle est auréolée de tant de superlatifs, que l'on n'y pose pas le pied sans une certaine excitation. La Nano a été qualifiée de «révolutionnaire», elle l'est. Par son petit prix. À l'achat et à la pompe (elle consomme 5 litres aux 100 kilomètres).

Mais aussi par l'«intelligence du concept», comme le relève Pierre Castinel. La Nano n'est pas une adaptation de véhicules déjà existants ; c'est une création originale de A jusqu'à Z.

Elle n'a pas tout d'une grande, loin s'en faut. En fait, tout est petit dans la Nano, la clé de contact, le volant… Mais pour autant, ce n'est pas la voiture de la poupée Barbie. L'habitacle est même spacieux. Le moteur étant situé à l'arrière, cela laisse une bonne longueur pour les jambes à l'avant. Le large pare-brise donne une excellente visibilité. Bonne surprise, encore, du côté de la console centrale en plastique moulé : des deux côtés du tableau de bord, les deux vide-poches de bonne taille sont appréciables. Il y en a d'autres à l'intérieur de chaque portière. Les sièges arrière, eux aussi, sont exceptionnellement confortables pour un petit modèle. Et quand elle démarre, cette petite cylindrée qui a pour vocation première de remplacer le scooter sur lequel s'entassent encore nombre de familles indiennes, ne fait pas du tout le bruit d'un auto-rickshaw…

Des défauts, il y en a, bien sûr. La Nano a horreur du vide, et il n'y a pas un centimètre carré de perdu. Ce qui présente des avantages et des inconvénients. S'il n'est pas gênant d'avoir la batterie sous le siège avant, la petitesse du coffre et le fait qu'il n'y ait pas de hayon à l'arrière pour y accéder sont beaucoup plus ennuyeux. Surtout quand on songe aux familles qui finiront bien par s'entasser dans la Nano, en Inde.

 

«On trouvera sûrement huit personnes dans la Nano»

 

Une forte surcharge pondérale ne risque-t-elle pas de poser un problème de stabilité et de sécurité ? «Cette voiture a été conçue pour une famille indienne, reconnaît un ingénieur de Tata Motors à Pimpri. Et il faut bien savoir que si l'on trouve souvent quatre personnes sur un scooter en Inde, on en trouvera sûrement huit dans la Nano dans bien des cas.» Mais, ajoute-t-il, «nous avons fait les tests de sécurité en conséquence. Nous avons même prévu qu'il puisse y avoir une galerie avec des bagages sur le toit» !

Pour les détails techniques, il ne faut pas demander la lune. Petit prix égale sobriété… avec toutes les imperfections que cela implique.
La Nano n'a pas de freins à disques ; pas de direction assistée, non plus. Mais franchement, ce poids plume (600 kg) n'en a pas besoin, même pour faire un créneau. Pour le marché indien, la Nano est (presque) parfaite. Pas sur autoroute bien sûr, où sa médiocre nervosité lui permettra difficilement de doubler un camion. Mais dans les villes, ici, avec la circulation qui enfle de jour en jour, nous disons cent fois oui à la Nano.

Reste à Tata à conquérir l'Europe, avec toutes les normes à respecter… et les préjugés à surmonter. L'entreprise y travaille.
Voilà pourquoi la Nano devrait coûter 5 000 euros lorsqu'elle débarquera en France. «Elle est déjà aux normes européennes, nous travaillons aux derniers détails», confie un responsable de Tata Motors sous couvert d'anonymat. Il ajoute : «C'est un grand défi de lancer la Nano en Europe, mais pour Tata Motors, c'est aussi un excellent moyen de pénétrer le marché européen.»

Par Doc - Publié dans : Actualités - Communauté : Infos en tout genre
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Délire d 'un Français

Heureux qui comme Ulysse pouvait se soigner en France.
Notre système de santé était sans doute le meilleur au monde, à l' époque nous soignions nos patients .
Soigner a certes un coût, la santé n' est ce pas ce qu' on a de plus cher au monde, oui soigner coûte cher.

 L' on parle de centenaires par dizaines de milliers dans les années à venir, à quoi cela sert il d' être centenaire et impotent, si l'on nous ne donne pas les moyens de le soigner correctement.

 Notre nouveau système de santé a un nouvel objectif : SOIGNER LA SANTE COMPTABLE DE LA SECURITE SOCIALE ET DE NOS BANQUES.
Le chômage provoque un manque de cotisations sociales à la Caisse, et les malheureux retraités qui ont travaillé
 et les cotiseurs qui travaillent, trinquent par la solidarité active et passive.
 Des fois, j' ai l' impression qu' il faut travailler plus pour partir ( crever) plus vite, car vieillir coûte très cher.

La France doit être le seul pays au monde, où l' on a un système de santé pour tous, les travailleurs et les non travailleurs.
 Ne pas travailler, permet de percevoir la CMU ( Couverture Maladie Universelle ) super idée pour les gens précaires , MAIS comme trop de social, tue le social, les CMU commencent à se développer comme une infection, qui une fois généralisée ou métastasée devient très difficile à soigner.

Quand les grandes entreprises font ou faisaient des milliards d'Euros de bénéfices annuels, une ponction minime sur leur bénéfice au profit de la CNAM , n' aurait pas ruiné leurs actionnaires.

Les médecins ont des objectifs fixés ( Anxiolytiques , IJ, Statines, Antibiotiques ..)  par la CNAM ( sécurité sociale), dictés par la HAS ( Haute Autorité de Santé = filiale de la Sécu) qui arrange bien les affaires de la Secu.

Maintenant , nous soignons en priorité la santé comptable.


Dr Dorffer Patrick 21-10-2008
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