Partager l'article ! Sommet Otan : L'aviation sécurisera la bulle autour de Strasbourg: Alsace Sommet de l’Otan : Meyenheim veille sur Strasbourg ...
Forêt de Haguenau
Le Doc de Haguenau vous souhaite la bienvenue,
régalez vous, bloguez avec humour, surfez et buzzez dans la rubrique Catégories,
vous y trouverez des infos en tout genre à la sauce humour.
Cliquez sur " Retour à l'accueil " pour découvrir le blog ou la homepage.
La base aérienne de Colmar-Meyenheim participe au dispositif de protection aérienne du sommet de l’Otan.
« Notre base assure le soutien des éléments de l’armée de l’air autour de Strasbourg ». Le colonel David Pincet, patron de
la Base aérienne (BA) 132 doit veiller à ce que les radars, la batterie de missiles sol-air et d’autres éléments du dispositif de protection du sommet de l’Otan ne manquent de rien. Cela
passe par la fourniture de véhicules, d’aliments ou de pièces de rechange, soit quelque 200 militaires disposés autour de Strasbourg. La BA132 mobilise 400 personnes pour assurer ce suivi. Un PC
souterrain, commandé par le lieutenant-colonel Frédéric Roman a été mis en place pour veiller au grain. La base assure aussi le logis de 250 gendarmes et CRS. Enfin, elle accueillera dès vendredi
la Patrouille de France, chargée d’assurer une prestation au début du sommet samedi.
« Une interception plus virile »
Depuis hier, six avions Tucano, basés habituellement à Salon-de-Provence, ont rejoint Meyenheim. Ils sécuriseront « la bulle autour de Strasbourg ».
Commandé par le lieutenant-colonel Lecaille, ce groupe d’avions effectuera des missions d’observation et de sécurité aérienne. Le commandant Cédric Bureau décrit l’une de ces missions types. «
Dès que nous observons un avion qui pénètre dans le secteur protégé, nous nous approchons et lui demandons de s’identifier et nous lui indiquons qu’il doit
dégager.
S’il n’observe pas les consignes, nous nous rapprochons et lui donnons des instructions plus strictes. S’il persiste, nous prévenons un niveau supérieur qui décidera
d’une " interception plus virile ". Cette opération sera réalisée par des Mirage 2000 de Dijon.
Un hélicoptère se chargera, lui, d’intercepter le cas échéant des aéronefs plus lents.
Le ciel de Strasbourg sera globalement placé sous la surveillance électronique d’un avion radar Awacs français ou appartenant à l’Otan.
La BA 132 servira aussi de plateforme de délestage « d’appareils gouvernementaux ayant déposé auparavant leurs passagers à Strasbourg, et qui n’est pas extensible », comme le précise Christophe
Feugère qui veille sur ces mouvements.
Le colonel Pincet replace cette mobilisation dans le cadre des tâches auxquelles la base est habituée. Les liaisons avec d’une part l’armée de l’air allemande et l’Otan ne posent aucun problème.
« L’armée de l’air a toujours travaillé avec les standards de l’Otan », précise le colonel. Quand on l’interroge sur l’ampleur du dispositif mis en place, il répond avec un sourire : « On n’a pas
fait moins pour le pape ».