Vendredi 27 mars 2009
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Un peu d'alcool stimule les endorphines du cerveau
Martine Perez indique dans Le Figaro que « des travaux menés chez le rat et publiés sur le site Internet de la revue Alcoholism : clinical and experimental research, viennent de révéler
qu’une consommation faible ou modérée d’alcool
accroît la production par le cerveau des endorphines ».
La journaliste rappelle que « ces substances seraient à l’origine de la sensation d’euphorie induite par un verre ou deux de vin
(ou d’autres alcools) », puis note
que « ces recherches analysent pour la première fois la genèse et les mécanismes
» de ce phénomène.
Martine Perez cite Christina Gianoulakis, de l’université de Mac Gill au
Canada, qui précise : « Nous avons pu observer que les quantités faibles ou modérées
d’alcool, mais pas les fortes doses, augmentent la sécrétion d’endorphines ».
La chercheuse indique en outre
que
« les fortes doses entraînent un effet hypnotique et augmentent plutôt l’anxiété ».
Martine Perez remarque
que « le caractère addictif de l’alcool tient sans doute à cet effet sur les endorphines
».
Le Figaro constate par ailleurs
que « la brochure de l’Inca et de la Direction générale de la santé expliquant que même
la consommation d’un verre d’alcool par jour augmente un peu le risque de cancer a déclenche un tollé ».
Le journal observe
que « les alcooliers, les viticulteurs, et même certains médecins sont partis en guerre
contre ce document et affirment que les faibles consommations d’alcool sont bénéfiques, en particulier contre les maladies cardiovasculaires ».
Le quotidien indique qu’« une contre-brochure serait même en cours de préparation ».
Le Figaro cite Dominique Maraninchi, directeur général de l’Inca, qui précise
: « Ce sujet a été mal compris. Nous avons voulu donner une information. Et dire qu’en
matière d’alcool, le seuil de consommation sans risque [en matière de cancer] est très faible ».
De son côté, le Pr Michel Reynaud, de l’hôpital Paul-Brousse, à Villejuif,
remarque que « toute la question est de savoir si nous voulons une vie avec un risque
zéro. Si les bénéfices d’une petite consommation de vin sur les maladies cardiovasculaires restent incertains alors que les risques de cancer sont établis, sa consommation a d’autres bienfaits.
Elle permet notamment à l’homme de se sentir bien. Facilite sa vie sociale ».
« En revanche, il est certain que des faibles doses
d’alcool absorbées régulièrement sont plus dangereuses que des faibles doses de pesticides ou encore que les antennes-relais », ajoute le spécialiste.
Laurent Frichet Tsavopresse 25-03-2009