Partager l'article ! Alsace : Le dialecte ne disparaîtra pas, la relève est assurée: Alsace Dialecte : le printemps éclôt avec les enfants de Vendenheim ...
Forêt de Haguenau
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E Friehjohr fer unseri Sproch :
la huitième édition du festival qui rassemble les Alsaciens autour de leur langue en plus de 500 manifestations, a été lancée samedi à Vendenheim.
L’hirondelle qu’Adrien Zeller porte sur le revers de sa veste « de Paris à Bruxelles », il l’explique fièrement : « C’est le symbole du printemps pour
notre langue. » C’est aussi le symbole du « Friehjohr fer unseri Sproch », dont la huitième édition a été lancée à Vendenheim, samedi. La soirée a été le prélude à un festival de quelque 500
manifestations dans toute l’Alsace !
500 manifestations pour faire vivre le dialecte, jusqu’en juin.
« Plein de raisons d’espérer »
Revue humoristique, cabaret, théâtre, soirée poétique ou musicale, chants ou danses. Tous les moyens d’expression sont bons. Les associations se
mobilisent, mais aussi les communes et les écoles, les troupes de théâtre… Chacun peut, avec trois fois rien, créer un événement.
À Vendenheim, on a fait les choses en grand.
Les Kochloeffel de Souffelweyersheim, le chœur féminin Plurielles étaient de la partie. Mention spéciale aux enfants de l’école Pflimlin de Vendenheim. Ils ont animé une partie de la soirée avec
le chanteur Jean-Pierre Albrecht. « J’ai adoré travailler avec les enfants sur ces nouvelles chansons. » Elles figurent sur le CD Kinderspring, présenté samedi.
Justin Vogel, président de l’Olca (Office pour la langue et la culture d’Alsace), a lancé : « Il y a plein de raisons d’espérer. Cette langue que nous avons apprise sur les genoux de nos mères,
il a fallu attendre 2008 pour qu’enfin la Constitution la reconnaisse. Nous sommes encore 600 000 à la comprendre. Elle fait partie de notre identité. Il faut nous battre pour nous la
réapproprier. » Et d’énumérer quelques termes qui font la richesse de l’alsacien. « On n’a pas le droit d’enterrer une langue aussi savoureuse et expressive ! »
Bernard Deck, président de Friehjohr fer unseri Sproch, souligne : « Le "Printemps pour notre langue ", c’est une série de belles soirées, dans l’esprit de la Fête de la musique. Mais pas
seulement. Il est là parce que notre langue est en danger. Il n’y a pas de fanatisme, pas de nostalgie. Nous voulons juste une place pour notre langue. » Y compris à l’école, y compris dans les
médias. Mais les défenseurs du dialecte sentent qu’ils ont le vent en poupe. Et poursuivent leur lutte pour une langue qui en vaut la peine.
SURFER Le programme complet du « Friehjohr » est sur www.olcalsace.org.
À noter : les organisateurs qui le
souhaitent peuvent encore signaler des manifestations pour les référencer sur le site.