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Sud-Liban : Alsaciens et Belfortains se
relaient tous les quatre mois pour assurer la paix
Infoweb L'Alsace 23/03/09 Jean Becker
Depuis la fin de la guerre entre Israël et le Hezbollah libanais, en août 2006, les batteries de radar Cobra du 1er RA de Bourogne (90) et du 12e RA de Haguenau (67) alternent leur présence pour des missions de sécurité au Sud-Liban.
Sur le camp At Tiri, l’éperon rocheux le plus venteux du Sud-Liban, à 9 km de la frontière israélienne, les militaires
alsaciens du 12e régiment d’artillerie de Haguenau et belfortains du 1er régiment d’artillerie de Bourogne se succèdent tous les quatre
mois.
Leur mission :
détecter l’origine de tirs dans la région grâce à leurs radars Cobra.
« Nous avons détecté deux fois quatre salves parties d’Israël le 21 février. Notre mission est de rendre compte, et c’est au commandement de la Finul ensuite de prendre les décisions, s’il doit y
avoir une riposte ou non. Notre travail est d’être derrière nos écrans de surveillance, 24 heures sur 24 », explique Muriel Karlé, sergent-chef du 12e RA, domiciliée à Belfort dans le
quartier des Résidences.
Elle séjourne au Sud-Liban pour la troisième fois. « J’ai eu la chance de faire au cours de ces trois mandats, les trois positions des troupes françaises de la Finul : Naqoura, At Tiri et Tibnin.
»
Pas même un week-end de repos
Le brigadier-chef Timothée Zeller, de Zinswiller, est arrivé quant à lui le 31 janvier et séjournera au Liban jusqu’en
mai. « Le travail est passionnant et l’on sait que l’on est vraiment utile. Avec notre radar, nous détectons tous les tirs, le lieu d’où est parti l’obus, et nous
déterminons également de quel type de munitions il s’agit », explique Timothée Zeller. Qui affirme : « Quand on a connu ce métier exaltant, on ne pense qu’à une chose c’est de revenir.
»
Les militaires qui séjournent à At Tiri travaillent tous les jours pendant leurs quatre mois de présence. Ils n’ont même pas un week-end de repos. « Mais le
temps passe extrêmement vite », souligne Muriel Karlé. « On est dans la dynamique. »
Jean-François Pinot, de Fresse, en Haute-Saône, appartient à un régiment du génie. Il y a trois jours, les sapeurs ont dû intervenir pour « nettoyer » une zone : un berger venait de sauter sur
une mine dans la région d’At Tiri.
Ici, les Français sont bien au cœur de la poudrière.
Haguenau rejoint en partie Bourogne
À noter qu’à partir du mois d’août de cette année, le 12e RA de Haguenau sera dissous.
L’une de ses deux batteries viendra alors renforcer le 1er régiment d’artillerie de Bourogne, si bien qu’Alsaciens et Belfortains poursuivront leur mission de paix dans le cadre de la
Finul au Sud-Liban, au sein du 1er RA.