Partager l'article ! Sommet de l'Otan à Strasbourg Anti-Otan : 20 000 € de caution: Sommet de l'Otan à Strasbourg Anti-Otan : la paille et le Rhin ...
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Les autorités préfectorales du Bas-Rhin ont répondu hier aux critiques émises par la coordination anti-Otan Strasbourg qualifiant de « provocations » les exigences de la préfecture à propos du village autogéré de la Ganzau.
« Nous souhaitons que le village s’installe à la Ganzau, mais pas à n’importe quelles conditions. Ce qui doit primer est la sécurité des gens qui vivront sur le campement et le respect des lois de la République », a expliqué Christophe Marx, sous-préfet de Sélestat-Erstein, qui a la responsabilité de gérer le dossier du campement et qui évoque « une dizaine de réunions » et de « longues heures de discussion » depuis décembre avec les militants anti-Otan.
Protocole non négociable
« La coordination s’était engagée à prendre en charge la consommation d’eau, d’électricité qui arrivera dans chaque parcelle et la gestion des déchets
».
De son côté, la préfecture a aussi accepté d’installer des plateformes pour accueillir des camions et de fournir de la paille pour viabiliser le terrain et permettre son exploitation l’année
prochaine par l’agriculteur. « On ne peut pas mettre plus de 50 tonnes de paille sur les 13 hectares et les enfouir ensuite sans gêner la fertilisation ultérieure du terrain, relève Pierre Ory,
directeur de cabinet du préfet.
Sur le projet de protocole et le versement d’une caution, contestés vigoureusement par la coordination (L’Alsace d’hier), le directeur de cabinet est catégorique :
« 20 000 € de caution, c’est moins que ce qu’on demande d’habitude et on leur rendra s’ils restituent un terrain en bon état. » Il exige aussi d’avoir des personnes responsables identifiées : «
Il n’y a rien de choquant là-dedans, on ne peut pas se contenter d’un prénom. »
Le sentiment de la préfecture est que la coordination panique car l’organisation du village n’a pas vraiment avancé de son côté. « Tout ceci sent la fuite en avant, relève Christophe Marx, et le
mauvais prétexte. »
Pour Pierre Ory,l’État est déjà allé très loin dans sa compréhension du contre-sommet et ne peut pas aller plus loin. Et c’est à son tour de prévenir les militants anti-Otan : « On aurait pu les
installer à 20 km de Strasbourg, comme lors des autres sommets. Et on leur offre la visibilité du Pont de l’Europe, au-dessus du Rhin, pour leur manifestation du 4 avril. Ce n’est pas rien. S’ils
refusent de signer le protocole et de s’engager, on en tirera les conclusions qui s’imposent. »