Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 17:21
Santé Alcool jeunes : Le Binge Drinking
Alcool et jeunes : plus haut, plus vite, plus loin dans l’ivresse 

Infoweb L'Alsace 09/02/09  - Geneviève Daune-Anglard
Tags : Alcool | Jeunesse | Santé | 
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La bière est une des boissons alcoolisées très consommées par les adolescents. Photo archives L’Alsace/Jean-Louis Vuillequez

La consommation d’alcool des jeunes augmente depuis 2003. Avec un phénomène qui se développe dans les fêtes privées : le « binge drinking » ou « biture expresse ».

« Les boissons sont bien là, ouf. Tout est à disposition. Alcools bruns, alcools blancs, tout pour couper. Sodas, jus de fruits. »
Pour Hugo L, 17 ans, une soirée réussie chez des amis ne se conçoit pas sans alcool. « Tout est dans le timing. Tout est dans la résistance. Et tout dans l’explosion. Enchaîner les verres, en arrêtant de les compter, reprendre et reprendre à boire pour finir par prendre la bouteille de vodka et la boire pure, au goulot, par lampées, par rasades. »
Dans son livre « Super biture »*, Hugo L. raconte sa descente dans l’enfer du « binge drinking », ou alcoolisation rapide, qui va le conduire au drame, au gâchis de sa vie.
Il relate les défis lancés entre lycéens à qui tiendra le mieux l’alcool, les jeux stupides qui consistent d’une façon ou d’une autre à absorber le plus d’alcool possible et le coma éthylique qui peut en résulter et qui l’a conduit lui-même à l’hôpital. L’alcoolisation rapide et volontaire est un phénomène qui a pris de l’ampleur en France, même s’il ne concerne encore qu’une minorité de jeunes.

Consommation régulière en hausse

Les adolescents sont de plus en plus nombreux à consommer régulièrement de l’alcool, même s’ils ne s’enivrent pas massivement comme Hugo L. C’est le constat que fait l’enquête Espad 2007, dont le volet français a été rendu public ces jours-ci (voir ci-contre).
« L’alcoolisation rapide est un phénomène social », explique la pédiatre Bernadette Oberkampf. « Au départ, les jeunes ne sont pas dépendants. Ils veulent entrer dans un groupe et pour cela doivent parfois se défoncer à l’alcool. L’ivresse rapide et intense va leur procurer une euphorie et une frénésie très rapide, comme avec d’autres drogues. »
On considère qu’un jeune pratique le « binge drinking » quand il absorbe cinq verres d’une boisson alcoolisée dans la même soirée.
« À côté des risques médicaux de l’alcoolisation rapide comme s’étouffer dans son vomi, se blesser en tombant saoul ou sombrer dans un coma éthylique », reprend la pédiatre, « il y a aussi un risque social plus sournois. Le jeune en état d’ivresse devient vulnérable. Par la perte de contrôle ou la survenue d’un comportement violent ou impulsif, alors qu’il est en état de faiblesse, il peut être la victime de violences de toutes sortes, y compris sur le plan sexuel. »

Des patients alcooliques à 20 ans

Le médecin relève que des jeunes filles ivres peuvent être violées ou avoir des rapports sexuels non protégés pouvant entraîner des grossesses ou des MST. « Et puis, il y a aussi le risque d’accident à la sortie de la boîte de nuit ou du lieu de la fête », souligne le médecin. « Les adolescents ne regardent pas avant de traverser la route et se font renverser. »
Si la plupart des adolescents qui pratiquent le « binge drinking » peuvent ensuite s’arrêter d’eux-mêmes en grandissant, le risque de basculer dans l’alcoolisme et la dépendance est néanmoins réel. « Dans cette course à l’alcoolisation violente, si on ne suit pas on est exclu du groupe », note le pédiatre. « Les plus faibles peuvent plonger. Des spécialistes ont tiré la sonnette d’alarme : il y a dix ans, leurs plus jeunes patients alcooliques avaient 40 ans. Aujourd’hui, ils en ont 20. »

(*) «Super biture » par Hugo L. aux éditions Jacob-Duvernet.

Par Doc - Publié dans : Actualités - Communauté : Nouveautés en Santé
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Délire d 'un Français

Heureux qui comme Ulysse pouvait se soigner en France.
Notre système de santé était sans doute le meilleur au monde, à l' époque nous soignions nos patients .
Soigner a certes un coût, la santé n' est ce pas ce qu' on a de plus cher au monde, oui soigner coûte cher.

 L' on parle de centenaires par dizaines de milliers dans les années à venir, à quoi cela sert il d' être centenaire et impotent, si l'on nous ne donne pas les moyens de le soigner correctement.

 Notre nouveau système de santé a un nouvel objectif : SOIGNER LA SANTE COMPTABLE DE LA SECURITE SOCIALE ET DE NOS BANQUES.
Le chômage provoque un manque de cotisations sociales à la Caisse, et les malheureux retraités qui ont travaillé
 et les cotiseurs qui travaillent, trinquent par la solidarité active et passive.
 Des fois, j' ai l' impression qu' il faut travailler plus pour partir ( crever) plus vite, car vieillir coûte très cher.

La France doit être le seul pays au monde, où l' on a un système de santé pour tous, les travailleurs et les non travailleurs.
 Ne pas travailler, permet de percevoir la CMU ( Couverture Maladie Universelle ) super idée pour les gens précaires , MAIS comme trop de social, tue le social, les CMU commencent à se développer comme une infection, qui une fois généralisée ou métastasée devient très difficile à soigner.

Quand les grandes entreprises font ou faisaient des milliards d'Euros de bénéfices annuels, une ponction minime sur leur bénéfice au profit de la CNAM , n' aurait pas ruiné leurs actionnaires.

Les médecins ont des objectifs fixés ( Anxiolytiques , IJ, Statines, Antibiotiques ..)  par la CNAM ( sécurité sociale), dictés par la HAS ( Haute Autorité de Santé = filiale de la Sécu) qui arrange bien les affaires de la Secu.

Maintenant , nous soignons en priorité la santé comptable.


Dr Dorffer Patrick 21-10-2008
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