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Forêt de Haguenau
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Toute installation de récupération d’eau pluviale dans un bâtiment peut être décrite au travers de cinq fonctions principales : collecte, traitement, stockage, redistribution et signalisation.
1. La collecte a pour objet de récupérer l’eau de pluie et de l’acheminer vers un stockage en garantissant un minimum de qualité. Cette fonction regroupe d’une part, le captage de l’eau sur une surface appropriée et l’acheminement de l’eau récupérée vers le stockage.
2. Le traitement a pour finalité d’assurer une certaine qualité de l’eau au regard d’un usage visé. Cette fonction regroupe le dégrillage (toujours amont) et les dispositifs de filtration lesquels peuvent être situés en amont et/ ou en aval du stockage.
3. Le stockage a pour objet de conserver l’eau de pluie collectée en veillant à ce que la qualité se maintienne au mieux pour une utilisation ultérieure. Cette fonction est elle-même décomposable en deux sous-fonctions élémentaires : réserve (conserver l’eau de pluie collectée) et régulation du stock (assurer le trop-plein et veiller à ce qu’une réponse soit toujours apportée à l’usage auquel est destinée l’eau de pluie récupérée, soit par l’eau de pluie stockée, soit par le recours à l’eau de ville lorsque l’eau de pluie stockée vient à manquer).
4. La redistribution a pour objet d’acheminer l’eau récupérée vers les points d’usage. Elle comporte deux sous-fonctions : la remise en pression de l’eau et sa distribution jusqu’aux points d’utilisation.
5. La signalisation consiste à permettre une information idoine tant des usagers de l’installation que des autres acteurs en assurant la gestion ou susceptibles d’intervenir sur
celle-ci. Les besoins de signalisation se font sentir au niveau du local technique, des points d’usage et de toutes les autres parties apparentes de l’installation. Chacune des fonctions et
sous-fonctions décrites doit être correctement assurée pour permettre un fonctionnement sûr et durable de l’installation, non seulement du point de vue technique, mais également en termes
d’appropriation par ses exploitants et ses usagers.
Définir le volume de la cuve
Pour choisir la taille de la cuve, il faut d’une part évaluer ses besoins (donc avoir répondu à la question de l’usage), d’autre part savoir quelle quantité d’eau il est possible de récupérer.
Concernant les besoins pour le jardin, on compte 17 litres/m2. Pour ceux qui ne sont pas « encore » équipés de toilettes sèches, sachez qu’on estime à environ 8 000 litres par personne les besoins annuels liés à l’utilisation de la chasse d’eau. En moyenne, on récupère 600 litres d'eau de pluie par an par mètre carré de toiture. La capacité de la cuve dépendra de la localisation géographique.
Contrairement aux idées reçues, on recommande une cuve plus grande au sud d’un parallèle passant par Lyon, car s’il y pleut moins souvent qu’au nord, les quantités sont plus importantes. Pour une
famille de quatre personnes, pour un usage dans la maison, il faut compter une cuve de 4 500 litres au Nord et 6 500 litres au Sud. Les cuves les plus vendues sont celles de 5 000
litres.
Deux matériaux au choix
Une grande diversité de citernes est utilisée dans le monde. Les matériaux employés sont variés : fibre de verre, bois, métal, ferrociment, etc... En France, l’offre commerciale en retient essentiellement deux : le béton et le polyéthylène haute densité (PEHD). Les cuves en béton sont généralement enterrées et employées dans le cadre de constructions neuves. Le
polyéthylène est privilégié lorsque la cuve est installée après la construction de la maison ou pour des installations en sous-sol et dans les vides sanitaires. D’un point de vue énergétique, le bilan est à peu près équivalent pour la fabrication d’une cuve en PEHD ou en béton. Issu de
la pétrochimie, le PEHD est constitué simplement de carbone et d’hydrogène. Sa fabrication à basse température est très peu polluante et quand il est brut, le PEHD se recycle très bien.
Quant au béton, son recyclage est assez coûteux, mais c’est surtout la pollution atmosphérique engendrée par les cimenteries qui pose problème. Les prix, eux, sont comparables.
Deux facteurs les différencient : le poids et la réaction chimique à l’eau. Le principal avantage des cuves en PEHD est leur faible poids. Cette légèreté facilite le transport
(notamment jusqu’aux lieux difficiles d’accès) et la mise en place pour les particuliers. Ces cuves en PEHD de qualité alimentaire disposent d’une protection contre les ultraviolets.
Pour une cuve en béton, il faut compter un budget supplémentaire pour la pose. Leur poids de plusieurs tonnes implique en effet le recours à un engin de levage. « Pour la pose d’une cuve en
PE, il faut compter 40 euros par heure, contre 90 à 400 euros pour une cuve en béton », estime Franck Gourbeyre de la société 2eaux. Les cuves en PE sont conçues pour résister à la poussée
latérale du sol. En effet, leur structure monobloc garantit une bonne résistance mécanique. Elles disposent généralement d’une rehausse carrossable qui supporte le passage d’une voiture.
Leur volume de stockage atteint 10 000 litres. Il est également possible de les monter en série.
futura-sciences.com