Partager l'article ! Altermondialistes: La crise remet elle en cause le modèle capitaliste?: Altermondialistes : La crise économique remet elle en cause le modèle capit ...
Forêt de Haguenau
Le Doc de Haguenau vous souhaite la bienvenue,
régalez vous, bloguez avec humour, surfez et buzzez dans la rubrique Catégories,
vous y trouverez des infos en tout genre à la sauce humour.
Cliquez sur " Retour à l'accueil " pour découvrir le blog ou la homepage.
Le chômage de masse va provoquer des bouleversements sociaux et des violences qui pourraient signifier la mort du capitalisme : c’est le pronostic — voire l’espoir — des altermondialistes réunis au Forum social mondial au Brésil. La « crise » réveille le rêve de la révolution.
Ces troubles seront une étape douloureuse mais nécessaire, avant l’avènement d’un « nouvel ordre », malgré les tentatives des gouvernements de sauver
l’ancien monde malade, font valoir des organisations de travailleurs, la plupart d’Amérique latine, réunies à Belem.
« Il est évident que cette crise va produire des conflits sociaux à grande échelle », estime Martha Martinez, directrice pour les Amériques à la Fédération syndicale mondiales. Les
gouvernements adoptent déjà des mesures pour répondre « par la force » à « la fracture du tissu social », a-t-elle affirmé, accusant notamment les gouvernements de Colombie et
du Pérou.
Le vieil espoir d’une révolution sociale reprend vigueur dans ce Forum qui rassemble, jusqu’à demain, quelque 100 000 militants altermondialistes cherchant à faire contrepoids au Forum
économique mondial de Davos.
Pour Julio Gambina, responsable du Centre de recherches de la Fédération judiciaire argentine, les exemples à suivre sont Cuba, le Venezuela et la Bolivie, qui ont modifié leurs Constitutions
afin de redistribuer la richesse aux pauvres.
Cette rhétorique puise sa force dans la montée du chômage qui, selon le Bureau international du Travail (BIT), pourrait toucher jusqu’à 51 millions de personnes d’ici à la fin de l’année,
portant le nombre de sans-emploi dans le monde à 230 millions.
Une chance pour le socialisme
Les pays émergents ne sont pas épargnés. Au Brésil lui-même, la principale économie d’Amérique latine, plusieurs signes indiquent qu’une décennie de
croissance économique prend fin, à cause de la récession dans les pays riches. Le pays a ainsi perdu 650 000 emplois rien qu’en décembre, le pire chiffre depuis 1999.
Mais les mouvements sociaux les plus radicaux veulent voir dans la crise du capitalisme, la pire depuis les années 30, la possibilité de balayer des décennies de société de consommation et de
concentration de la richesse.
« La crise a ceci de bon et de positif qu’elle a ouvert la voie à la remise en cause du modèle » économique mondial, a affirmé Sonia Latge,
directrice politique de la Centrale des Travailleurs du Brésil. Pour elle, pas de doute : « L’avenir de la planète est socialiste. »