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Forêt de Haguenau
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Le Premier ministre, François Fillon, a estimé mardi soir sur France 2 à deux jours d'une mobilisation intersyndicale que le «rôle d'un gouvernement» n'était «pas de faire des gestes» mais «de tenir le cap de la réforme».
«Le rôle d'un gouvernement, c'est pas de faire des gestes, surtout dans une situation comme celle-là. Le rôle du
gouvernement c'est de tenir le cap de la réforme, de regarder parmi les dispositions qui sont mises en oeuvre dans les autres pays ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas», a affirmé le
chef du gouvernement.
«C'est normal que les Français soient inquiets et c'est normal que ceux qui souhaitent défiler défilent», a-t-il aussi jugé, évoquant «la crise économique la plus grave qu'on ait connu depuis
un siècle».
«Le pouvoir d'achat dépend d'abord du sauvetage des emplois français» que le gouvernement «veut sauver», a souligné M. Fillon.
François Fillon a répété son hostilité à une relance par la consommation que réclame le PS. Selon lui d'ailleurs, «la question de la consommation va pour une part
être réglée» par la situation «historiquement basse» de l'inflation.
D'après le Premier ministre, «c'est l'ensemble de l'économie qui s'effondrerait» si l'Etat ne consacrait pas «tous les moyens disponibles» à l'«amélioration des infrastructures» et
de la «compétitivité» des entreprises, notamment automobiles.
Concernant le service minimum, M. Fillon a indiqué qu'il s'appliquerait jeudi avec «une offre nettement supérieure» à ce qui avait cours avant le vote de cette loi vieille d'un
an.
Il entend voir comment contrer une «petite faille», en l'occurrence les grèves tournantes de 59 minutes auxquelles a recours «un» syndicat en
particulier, a-t-il noté sans nommer Sud. Il y a deux semaines, Nicolas Sarkozy s'en était pris avec vigueur à Sud-Rail, au lendemain du blocage total de la gare de Paris-Saint-Lazare.
Tout en estimant que la France va «un peu moins mal que les autres» pays européens, il a voulu faire preuve de modestie en affirmant que «face à une crise inédite», il n'a «pas la prétention de
tout savoir et d'avoir des réponses sur tout».
«Ce qui est sûr», a-t-il toutefois poursuivi, c'est qu'«il faut agir» pour qu'on puisse «tirer notre épingle du jeu».