2009
LES VACHES MAIGRES DE SARKOZY
ET
PEGGY LA COCHONNE A LA SANTE
PALESTINE - ISRAEL - L'interminable conflit -
Les attentats terroristes du 11 septembre et les guerres contre l'Afghanistan et l'Irak s'inscrivent dans une longue série de conflits opposant les pays
occidentaux au monde musulman. Certains de ces conflits ont été attisés par la disparition de l'URSS; d'autres ont des racines beaucoup plus profondes. Parmi ces derniers, le plus grave et le
plus lourd de conséquences est celui qui déchire la Palestine.
Les origines du conflit palestino-israélien
Jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale, cette partie du Moyen-Orient est une province de l'Empire ottoman. En 1920, la Grande-Bretagne et la France, pays vainqueurs, se partagent les
dépouilles du vaincu. La Syrie, qui englobait alors le Liban, passe sous mandat français; l'Irak et la Palestine (c'est-à-dire ce qui constitue aujourd'hui Israël, les territoires palestiniens et
la Jordanie) sous mandat britannique. L'Egypte voisine est déjà colonie anglaise depuis 1882.
Quelques années plus tard, l'Egypte et l'Irak deviennent des royaumes indépendants, mais
l'influence de Londres y reste prépondérante. En Syrie, la France crée un territoire distinct à domination chrétienne maronite: c'est le Liban. Syrie et Liban deviendront indépendants après 1945.
Bien après, dans les années 70-80, les dissensions religieuses entre chrétiens et musulmans du Liban conduiront à une guerre longue et dévastatrice.
Mais ce qui attend la Palestine britannique de 1920 est bien pire. Pendant la guerre de 1914-1918, les Anglais, déjà très actifs au Moyen-Orient et désirant renforcer leur emprise sur la région
(pétrole), sollicitent l'aide militaire des chefs arabes contre les Turcs et leur promettent en contrepartie la création d'un grand Etat arabe sur les territoires repris aux Ottomans. C'est la
fameuse épopée de Lawrence d'Arabie. Après la guerre, cependant, la promesse est oubliée; Anglais et Français découpent la région à leur profit. Mais qu'à cela ne tienne, les Arabes se
contenteront de la Palestine...
Et c'est là que les problèmes commencent. En effet, Londres a fait aux représentants des organisations sionistes, et en particulier à Lord Rothschild, une promesse similaire, à savoir la création
d'un "foyer national juif en Palestine" (déclaration Balfour* de 1917). Dans l'esprit des Britanniques, la partie ouest de la Palestine (entre la Méditerranée et la mer Morte) est réservée aux
colons juifs; le reste sera "accordé" aux Arabes. Londres détache donc de la "grande Palestine" tous les territoires qui se trouvent au-delà du Jourdain et leur donne le nom de Transjordanie.
Bien entendu, le texte de la déclaration Balfour se veut "diplomatique" : il ne promet pas ouvertement un Etat juif, il "envisage favorablement l'établissement d'un foyer" ; il
ne concède pas tous les droits aux Juifs, mais stipule qu'il est "clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte aux droits civils et religieux des collectivités
non-juives de Palestine". L'oligarchie juive, qui finance les guerres britanniques, se contente pour le moment de cette déclaration "modérée". Elle vient d'obtenir le petit doigt ; elle
sait qu'elle aura bientôt toute la main et même le bras entier.
* Du nom du ministre anglais des Affaires étrangères. La légende veut que le Premier ministre Lloyd George
ait voulu se montrer reconnaissant envers Chaïm Weizmann, un jeune chimiste juif qui avait mis au point un procédé de fabrication de l'acétone à partir du maïs. Cette découverte permettait aux
Britanniques de produire à bon compte une des matières premières indispensable pour la fabrication d'explosifs. Des colonialistes offrent donc des terres qui ne leur appartiennent pas, à
d'autres colonialistes en signe de remerciement. C'est tout à fait moral ; de quoi se plaignent donc les Palestiniens ?... (Weizmann deviendra plus tard Président de l'Etat
d'Israël.)
http://membres.lycos.fr/wotraceafg/conflit_pal_isr.