2009
LES VACHES MAIGRES DE SARKOZY
ET
PEGGY LA COCHONNE A LA SANTE
Les vendeurs proposent en général des sapins coupés ou en conteneur. Achetez un sapin coupé le plus tard possible pour que la chaleur de
l'appartement ne provoque pas une chute trop prématurée des aiguilles. Avant de le placer sur son support, recoupez la base du tronc et trempez-la une demi-heure dans l'eau. Installez le
sapin loin des radiateurs. Le sapin en conteneur pourra être planté au jardin après les fêtes. S'il tient plus longtemps, évitez cependant de le garder plus de trois semaines à l'intérieur et
arrosez-le de temps en temps.
Le classique
L'épicéa commun (Picea execelsa) est l'habituel sapin de Noël. Ses branches, bien étagées, sont ascendantes
vers le haut puis horizontales en dessous. Elles portent des aiguilles fines et dégagent une bonne odeur de résine. Poussant vite, il n'est pas cher, mais peut présenter une cime trop
allongée, souple et dégarnie.
Beau et robuste
Le sapin de Nordmann (Abies nordmanniana) est bien fourni, sa silhouette est harmonieuse et ses aiguilles souples et douces, vert foncé brillant, lui apportent l'esthétisme souhaité. Il supporte la chaleur d'un appartement. On peut lui reprocher son prix élevé, justifié cependant par la croissance lente des jeunes sujets.
Très chic :
Le sapin noble (Abies nobilis) est apprécié pour sa bonne odeur et pour ses aiguilles, assez courtes et redressées à
l'extrémité, d'un beau vert sombre, un peu bleuté. Même coupé, il les garde longtemps. Ses rameaux supérieurs sont érigés, les plus bas, horizontaux. On aime ou moins son port conique assez
étroit.
Le plus bleu
Le sapin bleu (Picea pugens glauca Koster) a des aiguilles épaisses se conservant bien en appartement. Leur
coloris bleu argenté est un atout de beauté et d'originalité. Son développement lent (il n'atteint 2 m qu'au bout de 10 ans) explique son coût. Petit défaut : ses aiguilles sont très
piquantes.
L'épicéa commun, l'habituel sapin de Noël. (Photo archives DNA)
Renaissance
La tradition du sapin de Noël remonterait au Moyen Age. Un conifère coupé dans les bois était alors installé le
24 décembre sur le parvis des églises. On suspendait à ses branches des pommes, fruits déjà très populaires et très répandus (tant pis pour les grincheux qui y voient une réminiscence du péché
originel !). Le rite disparaît après le milieu du XIVe siècle dans les grands bouleversements de la fin du Moyen Age pour réapparaître au XVIe siècle. Le sapin sera d'abord accroché au
plafond comme un lustre, avant de trôner au milieu de la stube. Mentionné pour la première fois dans un édit municipal de Sélestat ( Bas-Rhin) en 1521, le sapin se
parera vite, en sus des pommes, de confiseries, de pains d'épices et de petits gâteaux. Les premiers sapins illuminés apparaissent aux XVIIe et XVIIIe siècle. La boule de verre fait son
apparition vers 1850.
Le sapin restant vert été comme hiver, toutes les cultures européennes l'associent aux mythes de renaissance et d'immortalité. C'est donc tout
naturellement qu'il trouve sa place dans nos maisons à Noël, période du solstice d'hiver qui marque le nouvel allongement des jours et annonce déjà le printemps à venir. La fin d'une époque et
la naissance d'une autre : « Le sapin monte au paradis de la lumière et descend avec ses racines dans l'enfer des ténèbres. »