Mardi 9 décembre 2008 2 09 /12 /Déc /2008 09:26
L'hopital critique les cliniques privées : Trop de césariennes.

Il vaut mieux balayer devant sa porte avant de porter des jugements .

      Pour effectuer une hystérectomie ( ablation de l'utérus pour fibrome par exemple ), les gynéco-obstériciens hospitaliers n'hésitent pas hospitaliser la veille les patientes pour des examens qui pourraient très bien être effectués en ambulatoire la veille ou les jours précédents( prise de sang, ECG...). C'est une journée d'hospitalisation pour facturer la journée à la sécurité sociale.
Une journée complète est facturée, sachant que les patientes doivent rester à jeûn, par contre les repas sont facturés.
      Sans compter le nombre d'hospitalisations de patients qui doivent ramener leurs médicaments à l'hôpital, et qui ne sont pas rendus aux patients. Les prescriptions des patients avaient été faites par leur médecin traitant et seront comptabilisés dans leurs statistiques au niveau de la CNAM. A leur sortie d'hôpital, les patients doivent retourner chez leur omnipraticien pour renouveler leur ordonnance alors que le mois de traitement n'est écoulé. Où est l'économie ?
      Sachez quand même que lors d'une hospitalisation, les repas et les médicaments sont compris dans le prix du jour, repas pris ou non , médicaments apportés par le patient ou non. L'absurdité est que la sécurité sociale dans certains cas remboursera deux fois les médicaments ou paiera des repas éventuellement  non pris.


« Alerte aux césariennes inutiles »

Le Journal du Dimanche remarque sur une page que « malgré les risques pour les mères et leurs nouveau-nés, le taux de césariennes a doublé en 20 ans » en France, avec « 20,1 % des naissances l'an dernier, contre 10,9 % en 1981 ».
Le journal se penche sur une étude de la Fédération hospitalière de France, qui « dénonce la hausse des interventions "non justifiées" » et « les écarts "difficilement compréhensibles" entre les établissements ».
Le Journal du Dimanche relève que selon la FHF, « cette incision de l'abdomen et de l'utérus serait de plus en plus utilisée comme "un facteur de l'organisation des naissances", et peut-être même pour "optimiser les coûts de production" ».
L’hebdomadaire observe que « le taux de césariennes des 559 maternités de niveau 1 (qui prennent en charge les grossesses les moins risquées) varie de 9,3 % à... 43,3% ! ».
Le journal cite Damien Subtil, chef du pôle obstétrique du CHU de Lille, qui remarque que « l'OMS estime que le taux optimal est de 15% environ. Il est normal qu'il y ait des différences entre établissements, mais au-delà de 25% on peut se poser de sérieuses questions. Et au-delà de 30%, on n'est plus dans la bonne médecine, c'est certain ».
Le Journal du Dimanche rappelle que « les enfants nés par césarienne ont plus de problèmes respiratoires car leurs poumons n'ont pas été "essorés" par le passage à travers le vagin. Ils sont également davantage sujets à l'asthme ».
« La mortalité de la mère est 3,5 fois supérieure en cas de césarienne, même si ce taux reste très faible (environ 1 cas sur 10.000, toutes naissances confondues) »,
poursuit l’hebdomadaire.
Philippe Descamps, porte-parole du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, observe pour sa part que « l'un des paramètres les plus importants est la crainte des procès : on vous reprochera de ne pas avoir fait de césarienne, jamais l'inverse ».
Le Journal du Dimanche ajoute qu’« il existe également des facteurs moins avouables ».
Pierre Lesteven, conseiller médical de la FHF, indique ainsi que « la césarienne peut être utilisée pour concentrer les naissances lorsqu'il y a davantage de personnel et limiter les gardes de nuit et du week-end ».
Le responsable ajoute : « Nous ne voulons pas stigmatiser les cliniques mais dénoncer la rémunération à l'activité qui incite les établissements publics comme privés à réduire leurs coûts ».
Le journal relève enfin que « les obstétriciens constatent une hausse des césariennes "de convenance" ».
Le Figaro note également que « trop d’accouchements se font par césarienne en France », relevant que « sur les 15 établissements ayant les plus forts taux de césarienne, 12 relèvent du secteur privé, 1 du parapublic et 2 du secteur public ».

revue de presse de Laurent frichet Santé.net

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Délire d 'un Français

Heureux qui comme Ulysse pouvait se soigner en France.
Notre système de santé était sans doute le meilleur au monde, à l' époque nous soignions nos patients .
Soigner a certes un coût, la santé n' est ce pas ce qu' on a de plus cher au monde, oui soigner coûte cher.

 L' on parle de centenaires par dizaines de milliers dans les années à venir, à quoi cela sert il d' être centenaire et impotent, si l'on nous ne donne pas les moyens de le soigner correctement.

 Notre nouveau système de santé a un nouvel objectif : SOIGNER LA SANTE COMPTABLE DE LA SECURITE SOCIALE ET DE NOS BANQUES.
Le chômage provoque un manque de cotisations sociales à la Caisse, et les malheureux retraités qui ont travaillé
 et les cotiseurs qui travaillent, trinquent par la solidarité active et passive.
 Des fois, j' ai l' impression qu' il faut travailler plus pour partir ( crever) plus vite, car vieillir coûte très cher.

La France doit être le seul pays au monde, où l' on a un système de santé pour tous, les travailleurs et les non travailleurs.
 Ne pas travailler, permet de percevoir la CMU ( Couverture Maladie Universelle ) super idée pour les gens précaires , MAIS comme trop de social, tue le social, les CMU commencent à se développer comme une infection, qui une fois généralisée ou métastasée devient très difficile à soigner.

Quand les grandes entreprises font ou faisaient des milliards d'Euros de bénéfices annuels, une ponction minime sur leur bénéfice au profit de la CNAM , n' aurait pas ruiné leurs actionnaires.

Les médecins ont des objectifs fixés ( Anxiolytiques , IJ, Statines, Antibiotiques ..)  par la CNAM ( sécurité sociale), dictés par la HAS ( Haute Autorité de Santé = filiale de la Sécu) qui arrange bien les affaires de la Secu.

Maintenant , nous soignons en priorité la santé comptable.


Dr Dorffer Patrick 21-10-2008
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