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Forêt de Haguenau
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L'hopital gonfle les dépenses en soins de ville
Régulièrement les syndicats médecins se sont plaints à notre ministre de la Santé Roselyne
Bachelot contre les chiffres maquillés de la hausse de dépenses de la médecine de ville, en raison des dépenses hospitalières qui étaient imputées injustement aux soins de
ville.
L’UNCAM ( Union Nationale de Caisses d'Assurance Maladie ) confirme l’impact des prescriptions hospitalières sur les soins de
ville. Cela est relaté dans le journal Le Figaro qui rappelle en effet que « dans l’enveloppe de ville, sont comptabilisés
des médicaments, trajets en ambulance, séances de kiné, analyses ou arrêts de travail figurant sur des ordonnances rédigées à l’hôpital, lors d’une consultation externe, d’un passage aux urgences
ou avant une sortie d’hospitalisation ».
Le journal fait savoir que des chiffres dévoilés hier par la Cnam « donnent raison aux libéraux »
et que « les praticiens hospitaliers sont moins sensibilisés que leurs confrères libéraux à la
bonne gestion des deniers de l’assurance-maladie ».
Ces hospitaliers, toujours d'après le Figaro « prescrivent davantage
de médicaments qui ne disposent pas de génériques mais n’apportent pas de plus thérapeutique par rapport à d’autres produits qui sont «génériqués» ».
« Ils y sont poussés par l’industrie pharmaceutique, qui brade ces médicaments sans copie aux hôpitaux. Les labos s’y retrouvent car les patients, qui font confiance aux praticiens hospitaliers,
demandent ensuite à leur médecin traitant de renouveler le traitement », poursuit le journal.
Les prescriptions hospitalières représentent 21 % (soit 1 prescription sur 5 !) de l’ensemble des prescriptions remboursées au titre des soins de
ville.
La pharmacie représente la moitié de ces prescriptions .
Ces prescriptions tirent la croissance des dépenses de ville et impactent fortement l’ONDAM* de ville puisqu’elles évoluent à +5,7% contre 3,8 % pour l’ensemble des prescripteurs
.
En clair, en 2007, la prescription hospitalière
de médicaments délivrés en ville était 3 fois
plus élevée qu’en 2005 , comptabilisée sur les dépenses de ville.
D'après le syndicat des médecins CSMF, il n’est pas tolérable que les soins de ville supportent les effets des prescriptions hospitalières qui « plombent »
très clairement les dépenses* et maquillent un transfert de charges ! Il est urgent de fixer des règles identiques de maîtrise de part et d’autres des murs de l’hôpital !
* Exemple: Au début de la réduction budgétaire de l'hopital il y a quelques années, les chirurgiens avaient arrêtés de faire les arrêts de travails post chirurgicaux , transférant ainsi leurs dépenses congés maladies sur ceux des médecins traitants qui voyaient leurs dépenses en IJ*** augmentées . Bingo pour l'hôpital, réduction des dépenses à l'hopital, et Hausse en médecine de ville, avec toute l'oppropre qui retombait sur les généralistes ! C'est le système des vases communicants à sens unique de l’hôpital vers la ville.
** En maquillant ainsi les chiffres, notre ministre de la santé nous a refusé l'augmentation du C à 23€ prétextant que nous avons
trop dépensé en 2007.
Face à une pareille injustice, comment les médecins généralistes peuvent ils encore faire confiance à notre ministre Peggy La Cochonne, qui nous prend pour des idiots ?
*** IJ Indemnités Journalières
**** Ondam : objectif d’augmentation des dépenses de santé fixé par le parlement
Lus dans le Figaro et dans le courriel de CSMF Actu 05-12-2008