Vendredi 5 décembre 2008 5 05 /12 /Déc /2008 12:30

       L'hopital gonfle les dépenses en soins de ville

       Régulièrement les syndicats médecins se sont plaints à notre ministre de la Santé Roselyne Bachelot contre les chiffres maquillés de la hausse de dépenses de la médecine de ville, en raison des dépenses hospitalières qui étaient imputées injustement aux soins de ville.

L’UNCAM  ( Union Nationale de Caisses d'Assurance Maladie ) confirme l’impact des prescriptions hospitalières sur les soins de ville. Cela est relaté dans le journal Le Figaro qui rappelle en effet que « dans l’enveloppe de ville, sont comptabilisés des médicaments, trajets en ambulance, séances de kiné, analyses ou arrêts de travail figurant sur des ordonnances rédigées à l’hôpital, lors d’une consultation externe, d’un passage aux urgences ou avant une sortie d’hospitalisation ».
Le journal fait savoir que des chiffres dévoilés hier par la Cnam « donnent raison aux libéraux » et 
que « les praticiens hospitaliers sont moins sensibilisés que leurs confrères libéraux à la bonne gestion des deniers de l’assurance-maladie ».
Ces  hospitaliers,  toujours d'après le Figaro « prescrivent davantage de médicaments qui ne disposent pas de génériques mais n’apportent pas de plus thérapeutique par rapport à d’autres produits qui sont «génériqués» ».
« Ils y sont poussés par l’industrie pharmaceutique, qui brade ces médicaments sans copie aux hôpitaux. Les labos s’y retrouvent car les patients, qui font confiance aux praticiens hospitaliers, demandent ensuite à leur médecin traitant de renouveler le traitement »
,
poursuit le journal.

          Les prescriptions hospitalières représentent 21 % (soit 1 prescription sur 5 !) de l’ensemble des prescriptions remboursées au titre des soins de ville.
La pharmacie représente la moitié de ces prescriptions .
Ces prescriptions tirent la croissance des dépenses de ville et impactent fortement l’ONDAM* de ville puisqu’elles évoluent à  +5,7% contre 3,8 % pour l’ensemble des prescripteurs .


      En clair, en 2007, la prescription hospitalière de médicaments délivrés en ville était 3 fois plus élevée qu’en 2005 , comptabilisée sur les dépenses de ville.
   
  D'après le syndicat des médecins CSMF, il n’est pas tolérable que les soins de ville supportent les effets des prescriptions hospitalières qui « plombent » très clairement les dépenses* et maquillent un transfert de charges ! Il est urgent de fixer des règles identiques de maîtrise de part et d’autres des murs de l’hôpital !


* Exemple: Au début de la réduction budgétaire de l'hopital il y a quelques années, les chirurgiens avaient arrêtés de faire les arrêts de travails post chirurgicaux , transférant ainsi leurs dépenses congés maladies sur ceux des médecins traitants qui voyaient leurs dépenses en IJ*** augmentées . Bingo pour l'hôpital, réduction des dépenses à l'hopital, et Hausse en médecine de ville, avec toute l'oppropre qui retombait sur les généralistes ! C'est le système des vases communicants à sens unique de l’hôpital vers la ville.


** En maquillant ainsi les chiffres, notre ministre de la santé nous a refusé l'augmentation du C à 23€ prétextant que nous avons trop dépensé en 2007.

Face à une pareille injustice, comment les médecins généralistes peuvent ils encore faire confiance à notre ministre Peggy La Cochonne, qui nous prend pour des idiots ?


*** IJ Indemnités Journalières

**** Ondam : objectif d’augmentation des dépenses de santé fixé par le parlement


Lus dans le Figaro et dans le courriel de CSMF Actu 05-12-2008

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Délire d 'un Français

Heureux qui comme Ulysse pouvait se soigner en France.
Notre système de santé était sans doute le meilleur au monde, à l' époque nous soignions nos patients .
Soigner a certes un coût, la santé n' est ce pas ce qu' on a de plus cher au monde, oui soigner coûte cher.

 L' on parle de centenaires par dizaines de milliers dans les années à venir, à quoi cela sert il d' être centenaire et impotent, si l'on nous ne donne pas les moyens de le soigner correctement.

 Notre nouveau système de santé a un nouvel objectif : SOIGNER LA SANTE COMPTABLE DE LA SECURITE SOCIALE ET DE NOS BANQUES.
Le chômage provoque un manque de cotisations sociales à la Caisse, et les malheureux retraités qui ont travaillé
 et les cotiseurs qui travaillent, trinquent par la solidarité active et passive.
 Des fois, j' ai l' impression qu' il faut travailler plus pour partir ( crever) plus vite, car vieillir coûte très cher.

La France doit être le seul pays au monde, où l' on a un système de santé pour tous, les travailleurs et les non travailleurs.
 Ne pas travailler, permet de percevoir la CMU ( Couverture Maladie Universelle ) super idée pour les gens précaires , MAIS comme trop de social, tue le social, les CMU commencent à se développer comme une infection, qui une fois généralisée ou métastasée devient très difficile à soigner.

Quand les grandes entreprises font ou faisaient des milliards d'Euros de bénéfices annuels, une ponction minime sur leur bénéfice au profit de la CNAM , n' aurait pas ruiné leurs actionnaires.

Les médecins ont des objectifs fixés ( Anxiolytiques , IJ, Statines, Antibiotiques ..)  par la CNAM ( sécurité sociale), dictés par la HAS ( Haute Autorité de Santé = filiale de la Sécu) qui arrange bien les affaires de la Secu.

Maintenant , nous soignons en priorité la santé comptable.


Dr Dorffer Patrick 21-10-2008
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