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Forêt de Haguenau
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L’application du droit d’accueil risque de poser plus de problèmes que lors des grèves précédentes.
La mise en place du service minimum s’annonce comme plus problématique, demain, que lors des grèves précédentes, parce qu’appelé par l’ensemble des syndicats, ce mouvement est prédit comme «
massif » dans le 1er degré. Même en Alsace, souvent moins touchée par ces débrayages, la substitution de personnels communaux aux personnels enseignants pourrait, cette fois, trouver
à s’employer.
À Strasbourg, dans une lettre aux parents, l’adjointe Nicole Dreyer a expliqué que « la ville ne dispose pas des moyens humains suffisants pour assurer l’accueil de vos enfants ». Mais
plusieurs autres communes seraient sur la même ligne, d’après l’inspection du Bas-Rhin.
Nombre d’élus pointent ce qu’ils considèrent comme des incohérences. C’est le cas, dans le Haut-Rhin, à Volgelsheim, où le maire Benoît Roth affirme que la décision de ne pas assurer le service
minimum, votée par son conseil municipal et expliquée à la population, « n’est pas dirigée contre le gouvernement ». Il l’explique ainsi : « Plusieurs de (ses) questions
n’ont pas trouvé de réponse, ni auprès du Préfet, ni auprès de l’Inspection d’académie ». Il énumère : « Il y a le problème de responsabilité pénale en cas de dérapage d’un
accueillant, il y a la question de savoir comment on va payer les intervenants, celle du nombre d’enfants qu’un intervenant doit accueillir : 6, 10, 40 ? »
« Pseudo-garanties »
Évoquant les « pseudo-garanties » avancées par l’État, il souligne que « le maire prend de grosses responsabilités ». Et il reprend : « Mes personnels sont aussi des
fonctionnaires et ils ont eux aussi le droit de grève. Que se passera-t-il jeudi, s’ils veulent l’exercer ? Je peux aussi être attaqué pour changement illégal de mission ».
La délibération du conseil municipal est revenue de la préfecture, « illégale ». « Je sais que j’ai provoqué la chose, reconnaît M.Roth, et au prochain conseil municipal,
on l’annulera : on mettra l’accueil en place, et ça coûtera ce que ça coûtera, mais on va dans le mur ». Et, pour bien se faire comprendre, il proclame qu’il est « pour un service
d’accueil, mais exercé par des professionnels, pas des amateurs ».
Même son de cloche à Niffer, où le secrétaire de mairie traduit le refus de la municipalité. « Il y a des problèmes d’ordre matériel : nous n’avons pas le personnel nécessaire pour
accueillir les enfants ». Mais il évoque, lui aussi, « le flou juridique » : « Lorsqu’il s’agit d’organiser des activités avec les enfants, il faut tout un barda de diplômes,
Bafa et autres, alors que là, on devrait les accueillir avec du personnel sans qualification. ».