Mardi 18 novembre 2008

Un joker en fumée

Hier soir, le Racing est tombé, une fois encore, dans le piège messin pour subir sa deuxième défaite de la saison. L'envie et la hargne des Mosellans sont venues à bout des nobles intentions strasbourgeoises, plombées par une innocence confondante. Pour n'avoir su réagir que trop tardivement, les hommes de Furlan ont relancé un adversaire direct à la montée.

Maintenir Metz à quatre points, voire repousser les Grenat à sept longueurs, si ça voulait bien rigoler : hier à Saint-Symphorien, les hommes de Jean-Marc Furlan nourrissaient cet objectif un peu fou. Rasséréné par son large succès obtenu vendredi dernier contre Tours (4-0), le Racing pensait pouvoir imposer ses idées - la technique, le jeu rapide, l'allant offensif, etc. - à une équipe jugée « athlétique » par le coach strasbourgeois, mais surtout placée dos au mur.

« On ne pouvait paslaisser filer Strasbourgà sept points »

 « On n'a pas le choix », disait cette semaine Yvon Pouliquen, qui cherche à insuffler sa gnac, celle qu'il avait apportée au Racing en tant que joueur et capitaine emblématique, à une équipe en quête de confiance. Hier soir, ses hommes, déjà tombeurs de Lyon (1-3) mardi dernier en coupe de la Ligue, ont mis plus de coeur à l'ouvrage que le deuxième de la Ligue 2.
 « On a montré beaucoup d'engagement, savoure le Breton. C'était un match débridé qui ne tenait pas à grand-chose. Mais on ne pouvait pas laisser filer Strasbourg à sept points. Cette victoire conclut de belle manière notre belle semaine. »
 S'il n'a pas perdu son rang, le Racing voit en revanche revenir son adversaire du soir sur ses talons, à un petit point seulement. En outre, les Strasbourgeois ont perdu trois hommes dans la bataille : Marcos, touché au genou, Paisley, sorti en boitillant, et James Fanchone, expulsé en fin de rencontre sur un tacle irréfléchi. L'addition est lourde, en la circonstance, même si les blessures paraissent assez bénignes.
 Mais si les Bleus avaient voulu arriver à bon port, encore aurait-il fallu répondre avec un poil de conviction supplémentaire sur le terrain de jeu favori des Messins, celui de la combativité. La partie s'est emballée au moment où Cheikh Gueye est venu tacler le ballon dans les pieds de Marcos, le long de la ligne de touche, en milieu de terrain.

Dans un gouffre d'approximations et de mauvais choix

 Si le Brésilien reste au sol sur ce geste sans méchanceté, le jeu se poursuit. Pascal Johansen, plutôt discret jusque-là, lance Mendy. A la conclusion, Renouard expédie une volée dans le but de Cassard. Cette ouverture du score aurait pu désarçonner les Bleus. Ils parviennent au contraire à se remettre dans le sens de la marche grâce à l'opportunisme de Rudy Carlier.
 Las, l'égalisation rapide ne produit pas l'effet escompté. Une minute plus tard, Cardy s'en va battre d'une frappe sèche un Cassard mal inspiré. Les Strasbourgeois sombrent alors dans un gouffre d'approximations et de mauvais choix. La défense est terriblement fébrile, les attaquants s'emmêlent les pinceaux.
 Quand Cissé inscrit le troisième but messin (56e'), à la suite d'une perte de balle de James Fanchone, l'affaire est mal engagée. « C'est le tournant de la soirée, assure Jean-Marc Furlan. J'avais demandé aux joueurs d'être patients, et on concède ce but trop rapidement. Les gars n'ont pas su garder leur sang froid. »

Le premier doublé de
Carlier n'aura pas suffi

 Paradoxalement, alors que tout semblait perdu, le Racing retrouve d'un coup d'un seul un second souffle. La lourde frappe de Jean-Alain Fanchone, difficilement repoussée par Sissoko, permet à Rudy Carlier de signer son premier doublé sous le maillot alsacien. Il reste alors plus de vingt minutes pour redresser les torts qui ont plombé leur début de soirée.
 Un vent de folie s'empare alors de St-Symphorien. Fatalement, la fin de rencontre devient complètement décousue. Oumar Sissoko, sorti de son but pour placer un vilain tacle sur Ali Mathlouthi, ne voit que la couleur jaune du carton. Dans la foulée, et à l'autre bout du terrain, James Fanchone est expulsé après s'être jeté de manière inconsidérée dans les pieds de Renouard.

« On se retrouve endindon de la farce »

 A dix contre onze à l'entame des dix dernières minutes, la mission devient impossible. « Les joueurs ont voulu tout donner et au final, on se retrouve en dindon de la farce, conclut Furlan. Je suis déçu, surtout pour notre public qui croyait en l'exploit. » Hier soir, Strasbourg a grillé son joker. Comme d'habitude, le piège mosellan s'est refermé sur les ambitions bleues.


Par Sébastien Keller DNA Mar 18 nov. 2008 - Publié dans : Foot: Racing club STRASBOURG - Communauté : Nouvelles d' ALSACE
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Commentaires

et en plus, il y a le meilleur buteur expulsé et Marcos blessé, ça va etre dur
Commentaire n° 1 posté par Anonyme le 18/11/2008 à 07h12
-
Réponse de Doc le 18/11/2008 à 07h14
les strasbourgeois sont tombés dans le piège tendu par les messins: attaquer, dominer et etre surpris sur les contre attaques, c'était tellement prévisible depuis le matz de coupe contre l' OL
Commentaire n° 2 posté par mimiXL le 18/11/2008 à 18h27
oh oui
Réponse de Doc le 18/11/2008 à 18h28
l'hiver va etre rude s'il n'y a pas de bon mercato
Commentaire n° 3 posté par Mondea2 le 18/11/2008 à 18h34
_
Réponse de Doc le 18/11/2008 à 20h07
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Délire d 'un Français

Heureux qui comme Ulysse pouvait se soigner en France.
Notre système de santé était sans doute le meilleur au monde, à l' époque nous soignions nos patients .
Soigner a certes un coût, la santé n' est ce pas ce qu' on a de plus cher au monde, oui soigner coûte cher.

 L' on parle de centenaires par dizaines de milliers dans les années à venir, à quoi cela sert il d' être centenaire et impotent, si l'on nous ne donne pas les moyens de le soigner correctement.

 Notre nouveau système de santé a un nouvel objectif : SOIGNER LA SANTE COMPTABLE DE LA SECURITE SOCIALE ET DE NOS BANQUES.
Le chômage provoque un manque de cotisations sociales à la Caisse, et les malheureux retraités qui ont travaillé
 et les cotiseurs qui travaillent, trinquent par la solidarité active et passive.
 Des fois, j' ai l' impression qu' il faut travailler plus pour partir ( crever) plus vite, car vieillir coûte très cher.

La France doit être le seul pays au monde, où l' on a un système de santé pour tous, les travailleurs et les non travailleurs.
 Ne pas travailler, permet de percevoir la CMU ( Couverture Maladie Universelle ) super idée pour les gens précaires , MAIS comme trop de social, tue le social, les CMU commencent à se développer comme une infection, qui une fois généralisée ou métastasée devient très difficile à soigner.

Quand les grandes entreprises font ou faisaient des milliards d'Euros de bénéfices annuels, une ponction minime sur leur bénéfice au profit de la CNAM , n' aurait pas ruiné leurs actionnaires.

Les médecins ont des objectifs fixés ( Anxiolytiques , IJ, Statines, Antibiotiques ..)  par la CNAM ( sécurité sociale), dictés par la HAS ( Haute Autorité de Santé = filiale de la Sécu) qui arrange bien les affaires de la Secu.

Maintenant , nous soignons en priorité la santé comptable.


Dr Dorffer Patrick 21-10-2008

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