Dimanche 16 novembre 2008 7 16 /11 /Nov /2008 08:21

La chute de l'Empire Prusse

La vent a tourné durant l'été 1918. Les Alliés - renforcés des Anglais, Australiens, Canadiens et Américains - ont enfoncé les lignes allemandes en Picardie. En Alsace, où on ne se bat plus, on imagine les lendemains.

Dans ses mémoires, Erich Ludendorff, général en chef des armées allemandes, qualifie le 8 août 1918 de « jour de deuil ». C'est en effet ce jour-là, devant l'avance franco-britannique, que le haut-commandement allemand comprend que la guerre ne peut plus être gagnée. Pour éviter qu'elle ne se porte sur le sol du Reich, commence, en marge des combats, un ballet diplomatico-militaire qui aboutira à l'armistice du 11 novembre.

 Que faire alors de l'Alsace-Lorraine ?

Berlin espère encore conserver le Reichsland dans sa sphère d'influence.
Le fameux discours des « Quatorze points » du président américain Woodrow Wilson (8 janvier 1918) estimait que « les torts causés à la France par la Prusse, en 1871, concernant l'Alsace-Lorraine, qui a perturbé la paix mondiale pendant près de 50 ans, devraient être corrigés ». Il ne parlait pas noir sur blanc de restitution.
 Alors l'Allemagne décentralise. Vite. Début octobre, on fait de l'Alsace-Lorraine un État (presque) à part entière dans l'espace germanique. Le maire de Strasbourg, Rudolph Schwander, devient Statthalter, Charles Hauss, autre Alsacien, fait office de secrétaire d'État d'Alsace-Lorraine. Les élus alsaciens ne sont pas dupes : le 23 octobre au Reichstag, Eugène Ricklin, député de Thann-Altkirch, ironise sur cette autonomie.

La journée des deux Républiques

 Entre-temps, le pouvoir s'effrite à Berlin. Le 3 novembre, à Kiel, sur la Baltique, les marins se révoltent - début d'une éphémère révolution dont les vagues porteront jusqu'en Alsace. Le Kaiser Guillaume II est poussé à la démission le 9 novembre et s'exile le lendemain aux Pays-Bas (*).
 En Alsace arrivent les premiers trains de marins mutinés. A Strasbourg, Colmar, Mulhouse, et dans plusieurs villes moyennes, ils créent des conseils de soldats et d'ouvriers, inspirés pour une part par les soviets russes. Le 10 à Strasbourg, l'un des insurgés, Johann Rebholz semble-t-il, proclame la République d'Alsace-Lorraine devant l'Aubette. Le même jour, le socialiste Jacques Peirotes, élu maire de Strasbourg, proclame aussi la République devant la statue du général Kléber.



Le crépuscule des rois félons, extrait de L'Illustration (novembre 1918). 
 Le 11, la chambre basse du Landtag se constitue en Conseil national et investit Ricklin comme chef de gouvernement, remplacé dès le lendemain par Peirotes. Le 13, le drapeau rouge flotte sur la cathédrale. Des débats épiques opposent les conseils de soldats et d'ouvriers et les élus dans une ambiance confuse. Sollicitées par des notables inquiets, les troupes françaises décident alors d'avancer leur arrivée...

 

Jacques Fortier DNA

(*) Protégé par la monarchie des Pays-Bas, qui refusa son extradition, il vécut à Doorn, y publia ses mémoires et y mourut en 1941.
Par Jacques Fortier DNA Edition 16/11/2008 - Publié dans : Revue de Presse - Communauté : Nouvelles d' ALSACE
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Délire d 'un Français

Heureux qui comme Ulysse pouvait se soigner en France.
Notre système de santé était sans doute le meilleur au monde, à l' époque nous soignions nos patients .
Soigner a certes un coût, la santé n' est ce pas ce qu' on a de plus cher au monde, oui soigner coûte cher.

 L' on parle de centenaires par dizaines de milliers dans les années à venir, à quoi cela sert il d' être centenaire et impotent, si l'on nous ne donne pas les moyens de le soigner correctement.

 Notre nouveau système de santé a un nouvel objectif : SOIGNER LA SANTE COMPTABLE DE LA SECURITE SOCIALE ET DE NOS BANQUES.
Le chômage provoque un manque de cotisations sociales à la Caisse, et les malheureux retraités qui ont travaillé
 et les cotiseurs qui travaillent, trinquent par la solidarité active et passive.
 Des fois, j' ai l' impression qu' il faut travailler plus pour partir ( crever) plus vite, car vieillir coûte très cher.

La France doit être le seul pays au monde, où l' on a un système de santé pour tous, les travailleurs et les non travailleurs.
 Ne pas travailler, permet de percevoir la CMU ( Couverture Maladie Universelle ) super idée pour les gens précaires , MAIS comme trop de social, tue le social, les CMU commencent à se développer comme une infection, qui une fois généralisée ou métastasée devient très difficile à soigner.

Quand les grandes entreprises font ou faisaient des milliards d'Euros de bénéfices annuels, une ponction minime sur leur bénéfice au profit de la CNAM , n' aurait pas ruiné leurs actionnaires.

Les médecins ont des objectifs fixés ( Anxiolytiques , IJ, Statines, Antibiotiques ..)  par la CNAM ( sécurité sociale), dictés par la HAS ( Haute Autorité de Santé = filiale de la Sécu) qui arrange bien les affaires de la Secu.

Maintenant , nous soignons en priorité la santé comptable.


Dr Dorffer Patrick 21-10-2008
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