Dimanche 16 novembre 2008

Cette année, sur le site PSA de Mulhouse, la trêve des confiseurs va s’éterniser. Trois semaines d’arrêt pour répondre à la crise du marché.

C’est très probablement une première dans l’histoire du site : Peugeot Citroën Mulhouse devrait fermer trois semaines entre le 12 décembre 2008 et le 5 janvier 2009. Pas totalement toutefois, puisque certains (rares) secteurs tourneront mais suffisamment pour empêcher toute production durant ce temps. d’ailleurs le but : les stocks de Peugeot 206/308 et surtout de Citroën C4 sont jugés trop importants compte tenu de l’état de délabrement du marché. « D’ici la fin de l’année, note Vincent Duse (CGT), nous devrions fabriquer 213 Citroën C4 de moins qu’au retour des congés d’été. Mais après ? »

Globalisation du chômage

Pour autant, plus que d’alourdissement du chômage, les mesures annoncées hier aux élus du personnel (et qui devront être confirmées) procèdent d’une réorganisation du dispositif annoncé en octobre dernier. Celui-ci prévoit une globalisation du quota d’heures non travaillées programmées en décembre, désormais accolées aux congés normaux de fin d’année et non dispersées durant le mois. D’où trois semaines de fermeture au lieu de deux. S’ajoutent les journées non travaillées en novembre, pour l’essentiel entre le 24 et le 28, et concernant pour la première fois le secteur forge-fonderie, jusque-là épargné, car opérant pour tout le groupe et des clients extérieurs.
Au bilan, la grande majorité des quelque 9 500 salariés du site devraient donc chômer 22 jours entre fin août et fin décembre. Sans conséquences financières, compte tenu de l’accord maison régissant ce type de situation, mais avec l’obligation de récupérer une partie de la production, si du moins la demande l’exige. Curiosité du système : dès le 26e jour non travaillé, le salarié reste payé, sans obligation de récupérer la production perdue… « Pas sûr que ce dispositif résiste longtemps à la crise… », prévient Patrick Schorr (FO), qui redoute la remise en cause de l’accord, probablement jugé un peu trop favorable aux salariés…

800 intérimaires renvoyés à la maison ?

Cette absence de lisibilité à court terme explique le pilotage à vue observé depuis quelques mois. Fixée à 3,5 % fin juillet, la marge opérationnelle 2008 de PSA vient ainsi d’être réduite à 1,3 %. La crise économique, aux effets encore accentués par la débâcle financière, interdit toute projection en terme de marché — les ventes européennes ont chuté de 15,4 % en octobre, celles de PSA de 16,3 % — et place les constructeurs en position très inconfortable : jusqu’où faut-il adapter les moyens à une demande en chute libre depuis six mois, sachant qu’une reprise reste envisageable dès la fin du premier semestre 2009 ?
Pour l’heure encore, l’arrêt momentané de la production est privilégié par la plupart des constructeurs européens -y compris… le plus riche d’entre eux, Porsche- mais s’ils s’enfonçaient durablement dans la crise, pourraient-ils ne pas tailler dans leurs effectifs ?
Ce n’est pas à l’ordre du jour de Christian Streiff, le président de PSA, même si Vincent Duse redoute que 800 des quelque 1000 salariés intérimaires restant sur le site soient renvoyés chez eux d’ici février prochain. Qui s’ajouteraient aux 300 tout juste remerciés. Pour sa part, Patrick Schorr imagine plutôt un nouveau plan social dans les six mois qui viennent. Éléments de réponse possibles ce 26 novembre (CE à Mulhouse) ou plus sûrement le 11 décembre prochain (CCE à Paris)…

 

Jacques Prost L"ALSACE Edition du 16 novembre 2008

Par Jacques Prost L"ALSACE Edition du 16 novembre 2008 - Publié dans : Revue de Presse - Communauté : Nouvelles d' ALSACE
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Délire d 'un Français

Heureux qui comme Ulysse pouvait se soigner en France.
Notre système de santé était sans doute le meilleur au monde, à l' époque nous soignions nos patients .
Soigner a certes un coût, la santé n' est ce pas ce qu' on a de plus cher au monde, oui soigner coûte cher.

 L' on parle de centenaires par dizaines de milliers dans les années à venir, à quoi cela sert il d' être centenaire et impotent, si l'on nous ne donne pas les moyens de le soigner correctement.

 Notre nouveau système de santé a un nouvel objectif : SOIGNER LA SANTE COMPTABLE DE LA SECURITE SOCIALE ET DE NOS BANQUES.
Le chômage provoque un manque de cotisations sociales à la Caisse, et les malheureux retraités qui ont travaillé
 et les cotiseurs qui travaillent, trinquent par la solidarité active et passive.
 Des fois, j' ai l' impression qu' il faut travailler plus pour partir ( crever) plus vite, car vieillir coûte très cher.

La France doit être le seul pays au monde, où l' on a un système de santé pour tous, les travailleurs et les non travailleurs.
 Ne pas travailler, permet de percevoir la CMU ( Couverture Maladie Universelle ) super idée pour les gens précaires , MAIS comme trop de social, tue le social, les CMU commencent à se développer comme une infection, qui une fois généralisée ou métastasée devient très difficile à soigner.

Quand les grandes entreprises font ou faisaient des milliards d'Euros de bénéfices annuels, une ponction minime sur leur bénéfice au profit de la CNAM , n' aurait pas ruiné leurs actionnaires.

Les médecins ont des objectifs fixés ( Anxiolytiques , IJ, Statines, Antibiotiques ..)  par la CNAM ( sécurité sociale), dictés par la HAS ( Haute Autorité de Santé = filiale de la Sécu) qui arrange bien les affaires de la Secu.

Maintenant , nous soignons en priorité la santé comptable.


Dr Dorffer Patrick 21-10-2008

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