Jeudi 13 novembre 2008 4 13 /11 /Nov /2008 14:18

Le Reichsland, terre d'Empire

Quand la guerre éclate en août 1914, l'Alsace est allemande. Depuis quarante-trois ans. Avec un partie de la Lorraine, elle compose le Reichsland Elsaß-Lothringen. Partagé entre ralliement pragmatique et militantismes pro-allemand ou pro-français.


Après la guerre de 1870, le traité de Francfort (1871) a validé l'annexion de l'Alsace-Lorraine par le IIe Reich allemand. La protestation des députés d'Alsace et de Lorraine à Bordeaux (*) n'y a rien fait : sollicitée par Thiers, l'Assemblée nationale devait donner son accord à ce processus que lui impose le vainqueur.
 « Strasbourg en croix, Metz au cachot », avait déploré Victor Hugo dans L'année terrible (1871). Cette annexion, par beaucoup, a été vécue comme un arrachement. En France, le souvenir des « provinces perdues » restera vif, thème de campagne, symbole patrotique, source d'inspiration artistique. Mais la revanche, jugent aujourd'hui les historiens, était davantage dans les discours que dans les politiques.

Une prospérité qui
s'inscrit dans la pierre

 Quarante-trois ans après, le Reichsland n'est plus l'Alsace-Lorraine de 1871. Les mesures d'exception ont été mises en veilleuse, comme les attitudes strictement protestaires. La constitution de 1911, votée par le Reichstag, a donné de larges compétences aux pouvoirs locaux.
 L'Alsace a changé : elle a gagné en population, malgré le départ des « optants » de 1871. Elle s'est urbanisée. La seconde révolution industrielle (électricité, gaz, réseau ferroviaire et routier...) a transformé son économie, et installé une vraie prospérité (textile, activité portuaire, automobile). L'agriculture s'est en partie reconvertie et mécanisée, grâce notamment au réseau bancaire mutualiste.
 Cette prospérité s'inscrit dans la pierre. En ville, avec les cités ouvrières, les opérations d'urbanisme, les immeubles prestigieux et l'extension des faubourgs. Sur les Vosges aussi avec le Haut-Koenigsbourg. Les lois sociales, l'assurance-maladie (1883), accident (1885), invalidité et vieillesse (1900), ont amélioré la condition ouvrière, en même temps que progressaient les syndicats, socialistes ou chrétiens.
 Pour autant (voir ci-dessous), les sentiments victimaires sont latents. L'affaire de Saverne en est un symbole en 1913 : un sous-lieutenant allemand traite de Wackes (voyous) ses recrues alsaciennes. La polémique, nourrie par la presse, grimpe jusqu'au Reichstag et au Kaiser. L'armée n'est pas inquiétée. En revanche, les Alsaciens sont démis du gouvernement régional. L'opinion s'indigne. On a pu écrire que ce sous-lieutenant mal embouché aurait mérité la Légion d'honneur pour service rendu... à la France en Alsace.

 


(*) La place de Bordeaux à Strasbourg en garde le souvenir, les rues adjacentes portant les noms de députés protestataires.Demain : l'Alsace dans la Grande Guerre en Alsace / 2. « La bataille des Frontières »
Édition du Jeu 13 nov. 2008
Par Jacques Fortier DNA - Publié dans : Revue de Presse - Communauté : Nouvelles d' ALSACE
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Délire d 'un Français

Heureux qui comme Ulysse pouvait se soigner en France.
Notre système de santé était sans doute le meilleur au monde, à l' époque nous soignions nos patients .
Soigner a certes un coût, la santé n' est ce pas ce qu' on a de plus cher au monde, oui soigner coûte cher.

 L' on parle de centenaires par dizaines de milliers dans les années à venir, à quoi cela sert il d' être centenaire et impotent, si l'on nous ne donne pas les moyens de le soigner correctement.

 Notre nouveau système de santé a un nouvel objectif : SOIGNER LA SANTE COMPTABLE DE LA SECURITE SOCIALE ET DE NOS BANQUES.
Le chômage provoque un manque de cotisations sociales à la Caisse, et les malheureux retraités qui ont travaillé
 et les cotiseurs qui travaillent, trinquent par la solidarité active et passive.
 Des fois, j' ai l' impression qu' il faut travailler plus pour partir ( crever) plus vite, car vieillir coûte très cher.

La France doit être le seul pays au monde, où l' on a un système de santé pour tous, les travailleurs et les non travailleurs.
 Ne pas travailler, permet de percevoir la CMU ( Couverture Maladie Universelle ) super idée pour les gens précaires , MAIS comme trop de social, tue le social, les CMU commencent à se développer comme une infection, qui une fois généralisée ou métastasée devient très difficile à soigner.

Quand les grandes entreprises font ou faisaient des milliards d'Euros de bénéfices annuels, une ponction minime sur leur bénéfice au profit de la CNAM , n' aurait pas ruiné leurs actionnaires.

Les médecins ont des objectifs fixés ( Anxiolytiques , IJ, Statines, Antibiotiques ..)  par la CNAM ( sécurité sociale), dictés par la HAS ( Haute Autorité de Santé = filiale de la Sécu) qui arrange bien les affaires de la Secu.

Maintenant , nous soignons en priorité la santé comptable.


Dr Dorffer Patrick 21-10-2008
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